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FÊTE ET FESTIVALS : LA FÊTE DE LA MI-AUTOMNE

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La Fête de la Mi-Automne, Tet Trung thu en vietnamien, est la 2ème plus grande fête du Vietnam après celle du Têt. C’est la fête des enfants, mais les adultes participent également aux festivités. Cette fête symbolise l’unité de la famille et le rassemblement.

On choisie le 15ème jour du huitième mois du calendrier lunaire, qui correspond soit à la fin du mois de septembre, soit au mois d’octobre, là où la pleine lune est la plus ronde et la plus lumineuse de l’année. D’où le nom que l’on donne également à cette grande fête : « La fête de la pleine lune ou le festival de la récolte de la Lune».

A cette occasion, les villes du Vietnam s’habillent de lampions colorés, les échoppes se remplissent de masques en forme d’animaux, d’étoiles, de jouets en papier en forme de tête de licorne, de bateaux, de paniers, d’oiseaux, de mandarins… Et des jouets plus modernes comme des voitures, robots, avions qui illuminent les yeux des enfants ! La cité revêt ainsi  ses plus beaux habits de couleurs et de lumières pour célébrer dans  une ambiance familiale et très joyeuse, la grande fête annuelle des bambins vietnamiens ! 

Pour la petite histoire, avant que la Fête de la Mi-Automne ne devienne la fête des enfants au Vietnam, c’était une fête qui célébrait les récoltes des paysans. En fait, dans les campagnes on avait un rituel : pour savoir si la moisson sera bonne ou pas, chaque année les paysans observaient la pleine lune. Aussi, quand elle était de couleur verte, cela présageait une récolte très mauvaise et donc que le peuple des campagnes souffrirait de la famine. A contrario, si la lune était brillante, cela voulait dire qu’il allait y avoir une excellente récolte !

Pendant la Fête de la Mi-Automne, les enfants vietnamiens déguisés avec de magnifiques masques colorés, chantent dans les rues ou les maisons pour porter chance et prospérité. Puis ils défilent en tenant dans leurs mains des lanternes « Den Keo Quan » (lanterne aux ombres) ou des lanternes « Den Ong Sao » (des lanternes en forme d’étoile), avant de se lancer dans « la danse de la licorne » au rythme des tambourins.

Mais la fête ne serait rien sans les gâteaux de lune ! En effet, la tradition veut que l’on offre pendant toutes les festivités, à la famille, à tous ses proches et à tous ses amis, des gâteaux de lune de forme ronde, symbole d’union : des gateaux Banh Deo (pain de riz gluant farcis en forme de disque lunaire) et des gâteaux Banh Nuong (gâteaux cuits au four farcis de divers ingrédients). Souvent on trouve au cœur de ces deux gâteaux, de la courge confite, des graines de lotus ou de la noix de cajou, des haricots mungo, des œufs salés, du poulet, etc. Pour ce qui est des enfants, la coutume veut elle, qu’on leur offre des cadeaux, plein de cadeaux, encore et encore des cadeaux ! Dans la soirée, c’est lorsque tout le monde est réuni, que l’on fait alors le tour du « Mam co trung thu » (table des victuailles) et que l’on déguste enfin les fameux gâteaux de lune tout en savourant un délicieux thé vert !

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Dans les grandes villes, la Fête de la Mi-Automne est l’occasion de grandes foires aux jouets. Se tiennent aussi sur toutes les places et les trottoirs des cités, des spectacles de rue et de nombreux stands d’animations pour les enfants. Les familles, accompagnées de leurs bambins, s’immergent alors dans cette ambiance très joyeuse et chaleureuse, achètent des cadeaux pour leurs petits, mais également des friandises et profitent ainsi, jusqu’à tard dans la soirée, de la deuxième plus grande et plus belle fête du Vietnam !

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CULTUREL : LE TEMPLE DE LA LITTERATURE

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Le magnifique temple de la littérature ou le temple de Confucius de la capitale de Hanoï, fut la première université ou Académie impériale du Vietnam. Le temple est considéré comme un monument historique et culturel de la plus haute importante dans pays et un extraordinaire vestige impérial !

L’architecture du temple a puisée son inspiration dans celle du Temple de Confucius en Chine. Le monument mesure 350 m de long et fait 70 mètres de large. C’est le roi Ly Than Tông en 1075 (le troisième empereur de la dynastie Ly), qui fit construire le temple de la littérature au Vietnam

L’empereur Ly fit ériger cinq cours consécutives séparées chacune par des murs de briques. Chaque pas de porte est surélevé pour empêcher les mauvais esprits de rentrer. Une allée centrale, qui à l’époque était réservée aux seigneurs (les petites allées de côté étaient quant à elles, destinées aux domestiques, serviteurs et soldats), traverse toute la longueur du temple. Chaque cour est reliée par une triple porte, dont les murs symbolisent la progression sur la voie de la sagesse. Le chemin lui, représente l’évolution du savoir des érudits confucéens.

Sur une des pierres du temple, un texte demande aux visiteurs de descendre de leur cheval, ce qui place ainsi le pouvoir du savoir au dessus de celui du pouvoir royal du Vietnam. Le roi lui-même devait respecter strictement cette consigne.

Sous la dynastie Trân (de 12245 à 1400), le temple de la littérature a subit des changements à plusieurs reprises. En 1920 et en 1947 il a été entièrement restauré. Endommagé pendant la guerre d’Indochine, il fut restauré en 1956. Les derniers travaux datent de 2000.

Au commencement, le temple de la littérature, connu pendant longtemps sous le nom de Collège impérial, n’était accessible qu’aux princes impériaux, à la royauté du pays et aux nobles. A partir de la seconde année de son existence, le temple commença à accueillir les fils de mandarins sélectionnés par le roi lui-même. Il faudra attendre le 15ème siècle, pour voir le temple de la littérature s’ouvrir aux étudiants provinciaux désargentés, qui après avoir réussit l’examen d’entrée, pouvait y étudier.

Le temple est un lieu de lettres prestigieux où l’enseignement, axé sur le travail et le mérite, permettait d’accéder à une très belle ascension sociale. En effet, après l’obtention du diplôme royal, les plupart des étudiants vietnamiens, étaient destinés à devenir des mandarins dont l’érudition était autant enviée, glorifiée que respectée. Dés lors, les portes des cours des palais s’ouvraient à eux et à toutes administrations en province où leur était réservé des postes élevés. Pour ce qui concerne les étudiants qui échouaient à leurs examens, ils étaient souvent envoyés dans l’éducation scolaire pour tenir les fonctions de maîtres.

Les cours étaient composés de programmes qui enseignaient la morale confucéenne, 4 livres servaient de support  (La Grande étude, le Juste Milieu, les Entretiens et les ouvrages de Mencius) ainsi que les cinq livres canoniques (Les Odes, les Annales, Le Livre des Mutations, le Livre des rites et les Annales des printemps et automnes).

Le  temple de la littérature a véritablement connu son apogée sous le règne de Le Thanh Tong (1460-1497). De cette période faste est née des salles de conférences modernes, une magnifique bibliothèque, des pensionnats… Et c’est ainsi que le collège gagna sa réputation de grande école administrative et de lettres pour savants vietnamiens !

C’est à cette même époque (en 1442), qu’est née l’idée d’édifier des stèles en l’honneur de tous les étudiants diplômés. C’est ainsi que sur 82 promotions entre 1442 et 1779, 117 stèles ont été érigées. Posées sur une base en pierre en forme de tortue pour symboliser la longévité et l’union entre le ciel et la terre, une par une, les stèles racontent l’histoire de l’examen, indique le nom de l’étudiant et sous quel souverain il a été promut mandarin. L’ensemble des stèles est inscrit à la liste du patrimoine mondial de l’Unesco.

Une coutume bien connue au Vietnam, veut que les jeunes étudiants viennent prier et déposer des offrandes devant les stèles, particulièrement en période d’examen, car cela porterait chance. On dit également que le fait de frotter la tête de la tortue (3 fois), apporterait le succès dans les études, c’est la raison pour laquelle, de nombreux parents y emmènent leurs enfants.

Concernant le déroulement des études, elles étaient fractionnées en plusieurs périodes et étapes, et les examens possédaient plusieurs degrés. Le tout premier examen, qui était un examen régional ayant lieu tous les trois ans, s’appelait Thi Huong. Celles et ceux qui le réussissait, pouvaient dès lors s’inscrire à l’examen du Thi Hoi dont l’épreuve consistait à rédiger un texte sur le sujet des affaires de l’Etat en se mettant dans la peau du roi lui-même. Les étudiants devaient ensuite répondre à une série de questions concernant les moyens de résoudre les problèmes du Vietnam. Pour ce faire, ces derniers devaient puiser dans leurs connaissances classiques et historiques des dynasties antérieures. Si le candidat réussissait l’examen, « le docteur », il pouvait alors accéder à l’épreuve de l’examen du Palais, le Thi Dinh. Particularité de cet examen, c’est le roi lui-même qui interrogeait les candidats en leurs posant des questions et en leur lisant ensuite lui-même les réponses. Puis, le roi classait les copies en trois groupes, choisissait le meilleur de chaque groupe à qui il attribuait des distinctions spéciales et honorables à l’issu de quoi, l’étudiant ainsi félicité et récompensé de ses efforts et de son savoir, devenait mandarin.

En plus de leurs diplômes, on remettait à chacun des étudiants couronnés de succès, une robe, un chapeau et un cheval. Puis, en leurs honneurs, un superbe banquet était organisé à Hanoï. S’en suivait une procession dans leurs villages d’origine où les habitants se réunissaient pour les accueillir  triomphalement. A leur tour, pour les remercier, les jeunes diplômés offraient une grande fête aux villageois. Enfin, après avoir fêté dignement et en grandes pompes leurs réussites, les diplômés retournaient à Hanoï pour y prendre leurs toutes nouvelles fonctions d’Etat.

L’âge moyen des lauréats variait entre 16 et 61 ans. Ils étaient tous considérés comme étant des personnages brillants et devenaient en conséquence, après l’obtention de leurs diplômes, des personnes influentes ou importantes dans la société vietnamienne (bureaucrates, philosophes, hommes politiques, ministres, poètes, etc.).

A partir du 19ème siècle, le prestigieux collège fut transféré à Hué. Depuis, le sublime temple de la littérature est destiné à la commémoration de Confucius et de ses disciples. Il accueille également la journée nationale de la poésie et tient une exposition permanente de bonsaïs.

On retrouve un des monuments du temple de la littérature sur le billet de 100 000 dongs : le lac de la clarté céleste.

Le temple de la littérature est un incontournable culturel au Vietnam ! C’est un lieu prestigieux qui se distingue  par sa philosophie, celle de Confucius dans un pays reconnu plutôt bouddhiste, et qui montre une perspective importante du pays, celle du savoir, de l’érudition et du raffinement de l’esprit.

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CULTUREL : LE PONT JAPONAIS DE HOI AN

Japanese bridge in Hoi An, Vietnam

Le pont couvert japonais est le site historique et architectural le plus visité de la charmante ville de Hoi An située dans le centre du Vietnam !

Appelé par les vietnamiens « Lai Vien » qui veut dire « le pont des amis des pays lointains », c’est un pont-pagode long de 18 mètres et large de 3 mètres. Construit en 1593, c’est l’un des plus vieux ponts du Vietnam et l’un des mieux conservé.

C’est la communauté commerçante Japonaise de Hoi An, soucieuse de relier son quartier situé à l’est de la ville à celui de leurs amis chinois situé lui à l’ouest, qui fut l’initiatrice de la fondation du pont légendaire.

Le pont couvert japonais est sacré pour les vietnamiens, car il est un des seuls bâtiments de la ville portuaire de Hoi An à n’avoir pas été touché par le terrible incendie survenue dans la cité il y a plus d’une centaines d’années.

On trouve à l’entrée du pont deux statuettes de singes qui indiquent que la construction a débuté pendant l’année du singe. L’autre côté du pont, deux statuettes indiquent quant à elles, que les travaux se sont achevés pendant l’année du chien (en 1595).

Le pont japonais de Hoi An est fait dans un bois sombre très robuste, il est de forme convexe et campe fièrement sur son socle en arc de pierres au dessus d’un des affluents du fleuve Thu Son.  Il est recouvert de tuiles jaunes et vertes et est orné magnifiquement de différents personnages et de dragons sculptés en bois ou en pierre.

On dit que le pont représente le corps d’un monstre géant appelé  « Cu », dont les parties du corps auraient été éparpillées dans plusieurs endroits : la tête en Inde, la queue au Japon et ne resterait plus que son corps à Hoi An, soit le pont ! La pagode qui prolonge le pont aurait été elle, construite pour conserver l’âme du dragon. Mais les habitants de Hoi An disent également que la pagode aurait été bâtit pour vénérer Trân Vu, le génie des marins.

Traverser le pont, c’est revenir pour quelques minutes au cœur de l’époque impériale, celle des mandarins de la petite ville de Hoi An. A l’intérieur du pont, traversé seulement par quelques rayons du soleil, l’ambiance est magique ! Les couleurs ocres jaunes et rouges de sienne confèrent au lieu une ambiance aussi chaleureuse que mystérieuse. Sans parler de l’extérieur du pont qui, à la tombée de la nuit, revêt son manteau de lumières féeriques et magiques pour magnifier de manière sublime, sa façade rosée aux pigments argentés.

C’est un des endroits préférés des jeunes mariés vietnamiens qui aiment s’y rendre et poser devant les flashs pour immortaliser leur amour.

Avis donc aux amoureux de passage ! Si vous voulez joindre votre amour au romantisme du Vietnam, rendez-vous devant le pont japonais de Hoi An ! Ainsi est le Vietnam, un rêve éveillé de toute beauté rempli de mille et unes merveilles exceptionnelles !

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CULTUREL : LE TOMBEAU DE TU DUC

Tu Duc Tomb, Hue, Vietnam

Le tombeau de l’empereur Tu Duc, situé à 8 km de la ville impériale de Hué, au cœur d’une immense forêt de pins, est considéré comme étant le tombeau le plus remarquable et le plus grand de tout le Vietnam !

Tu Duc était le quatrième empereur de la dynastie des N’guyens. Il régna pendant 35 années (de 1847 à 1883), ce qui est le plus long règne du Vietnam. Sa disparition annonça la fin de l’indépendance du pays.

L’empereur marqua profondément l’histoire par son opposition ferme au colonialisme. Il expulsa les étrangers du Vietnam, isola rigoureusement le pays de tous contacts, commerces extérieurs, et contraria toute la modernité mise en place dans le pays en privilégiant les traditions de ses prédécesseurs. Il persécuta également la communauté Chrétienne, et en 1858, fit exécuter des missionnaires. En réponse, l’Europe organisa une expédition répressive franco-espagnole qui déboucha en 1859 sur l’occupation des français à Saigon. Suite à quoi, en 1962, Tu Duc fut forcé de capituler et dû signer la cession du Sud-Vietnam ; céder en 1er lieu les provinces orientales de la Cochinchine qui devinrent en 1867, la Cochinchine occidentale. Il fut également contraint d’ouvrir Hanoi, Haiphong, Qui-nhon et le fleuve rouge au commerce international, ce qui eu comme effet de provoquer la révolte des lettrés et des mandarins contre la cour de Hué. Mais plus rien ne pouvait arrêter la course des colonialistes  français qui en 1882, finirent par occuper Hanoï.

Malgré cette réorganisation politique et la pression de son peuple, l’empereur Tu Duc vivra les derniers mois de son existence paisiblement au sein de son luxueux palais, entouré par 300 personnes et servit par son personnel. C’est seulement à sa mort que le palais sera transformé en Mausolée Impérial. Mais Tu Duc, ainsi que son trésor, ne seront pas enterrés sur place. L’endroit où ses restes reposent avec ses richesses, reste en fait, jusqu’à aujourd’hui encore, un mystère. L’endroit serait resté secret afin d’éviter les pillages, et c’est la raison pour laquelle aussi, on dit qu’on aurait décapité les 200 serviteurs qui étaient chargés de ses funérailles, ou bien encore, qu’il fut enterré par des paysans sourds et muets à qui on interdit définitivement de revenir à Hué.

La construction du tombeau de Tu Duc débuta en 1864 et s’acheva en 1867. C’est l’empereur lui-même qui dessina son mausolée, sa future résidence de campagne. Sur un territoire d’environ 12 hectares, il fit ériger 50 constructions architecturales réparties sur des niveaux aménagés en terrasse, un lac artificiel, un îlot et de vastes jardins. Chaque construction porte le nom de Khiem.

Cours d’honneurs, tombeaux, temples, chemins dallés, pavillons, théâtre, étang en demi-lune, lac, lotus, verdure… le site est un lieu enchanteur, paisible qui témoigne de la richesse et de la beauté de la culture impériale des N’guyens. Flotte dans les allées, le doux parfum des frangipaniers, mais également l’âme poétique de l’empereur Tu Duc. Car si malgré ses 104 concubines, l’empereur ne donna aucune descendance, il fut en revanche très productif en termes de poèmes, puisqu’il en composa ici même, plus de 1500 ! Il fut ainsi considéré comme l’un des plus grands poètes de son époque. Il aimait les poèmes et les vers qu’il utilisait notamment pour exprimer ses fautes et ses regrets. Ou bien encore, pour surmonter son tempérament maladif.

Car son règne fut particulièrement difficile et ne lui offrit guère la sérénité. Il dû abandonner une partie du territoire Vietnamien aux français, les six provinces de Nam Bô dont sa mère était originaire, et cette lourde charge et responsabilité ne cessa de le hanter et le plongea dans une profonde et douloureuse tristesse.  Sa mère, pour remonter le moral de son fils, promis même de récompenser celui qui réussirait à le faire rire. Mais hormis quelques réussites aussi furtives que fugitives, l’empereur Tu Duc resta prostré dans sa tristesse.

De plus, Tu Duc, fils cadet de l’empereur Thiêu Tri, n’aurait jamais dû régner. En effet, c’est seulement parce que son père décida de changer son testament royal à la dernière minute, en le désignant comme le successeur à la place de son frère héritier Hong Bào qui vivait dans la débauche, que Tu Duc se retrouva à la tête de son pays.

Le conservatisme sévère de l’empereur Tu Duc, est considéré comme ayant causé la perte de l’indépendance du Vietnam et en partie, du patrimoine national qui fut rigoureusement amputé. Mais en réalité, son père Thiêu Tri et son grand-père Minh Mang, depuis longtemps persécutaient déjà les catholiques et les missionnaires étrangers. La machine de la colonisation française était donc depuis déjà longtemps en marche.

Je m’apitoie douloureusement sur mon sort
« Etre roi » ne mérite pas assez la gloire
Les colonialistes ont confisqué la terre pour y rester.
Làm vua chẳng có quang vinh chút gì
Thực dân chiếm đất ở lì
Trẩm đây buồn tủi, sử thì kết oan

Tu Duc.

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CULTUREL : MY SON

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C’est un français (Camille Paris) qui a découvert en 1885, l’exceptionnel site archéologique du royaume des Chams : « le sanctuaire de My Son » considéré comme le site Cham le plus important du Vietnam !

L’époustouflante ville antique, construite par le roi Bhadresvaraman à la fin du IVème siècle, est inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 1999.

Les ruines de l’ancien royaume de Champâ se trouvent dans le centre du Vietnam à l’ouest de la ville de Hoi An,  au cœur d’une vallée entre montagnes et jungles.

Le sanctuaire de My Son était un centre religieux, politique et un lieu de sépulture. Il était constitué de 70 temples et bâtiments érigés sur 142 hectares (entre la fin du IVème et du XIIIème siècle). La guerre du Vietnam aura mis à mal le site, mais une vingtaine de vestiges restent en excellent état.

L’architecture du royaume de Champâ, aux influences Indiennes, est composée de briques rouges et de pierres sculptées d’ornements ou de frises exceptionnellement belles !  Le site possède une grande valeur culturelle et artistique et vous fascinera par son incroyable finesse !

La société Cham, organisée comme en Inde, évoluait en système de castes. Le lieu était donc destiné aux castes les plus prestigieuses, la caste sacerdotale ou bien les monarques qui firent fonctionner le centre religieux pendant 9 siècles avec son déclin.

La société Cham, minoritaire au Vietnam, témoigne de l’influence de l’Inde sur le Vietnam  ; ce qui fait de ces vestiges, un patrimoine à conserver et à protéger. On retrouve d’ailleurs sur la plupart des vestiges, les représentations sculpturales du « lingam », symbole du dieu Shiva, considéré comme le protecteur des Chams, mais également des sculptures des dieux Ganesh, Vishnou

L’apogée de la grande civilisation du royaume de Champa est fascinante ! On peut également retrouver de nombreuses sculptures dans l’exceptionnel musée Cham de Danang qui vous promet, là encore, une épopée culturelle hors du temps !

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CULTUREL : LA PAGODE BAI DINH

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Avec ses 539 hectares, la Pagode Bai Dinh est le plus grand et le plus extraordinaire complexe de temples bouddhistes du Vietnam et de l’Asie de l’Est !

Perchée  à 187 mètres sur une montagne de calcaire à la végétation luxuriante dans la province de Ninh Binh au sud de Hanoï (à l’ouest de l’ancienne cité royale de Hoa Lu), le site est constitué d’un ancien temple de 27 hectares et d’un nouveau temple de 80 hectares.

« Bai » qui veut dire la pratique du culte, et « Dinh » qui veut dire le sommet, la pagode Bai Dinh accueille le visiteur « Au culte du Ciel et de la Terre, du Bouddha et des anges célestes ».

Le site comprend une ancienne pagode, et une seconde plus récente. La 1ère a été construite en 1136 sous la dynastie des Ly (1009-1225). Elle est entourée de 2 grottes : à droite la grotte « Sang » qui signifie « lumière », et à gauche, la grotte « Tôi » qui signifie « sombre ». Dans la grotte « Sang », on découvre des statues bouddhistes, quatre idéogrammes géants et lorsque l’on se rend au fond de la grotte, on a alors la surprise de découvrir une vue panoramique extraordinaire sur la verdoyante vallée située en contrebas du site.

A un kilomètre plus loin, sur le versant de la colline Ba Rau au dessus du lac Dâm Thi et la rivière Hoàng Long,  se trouve la seconde pagode dont la construction a commencé en 2003 et s’est achevée en 2015. Le complexe gigantesque s’étend tout en longueur et est constitué d’un nombre de richesses bouddhistes époustouflantes !

La pogode Bai Dinh détient en fait à elle seule plusieurs records mondiaux : celui de la plus grande statue de bouddha doré d’Asie, celui de la plus grande statue de bouddha de bronze de l’Asie du Sud-Est, celui de la plus grande cloche en bronze du Vietnam, celui de la plus grande pagode du Vietnam, celui du plus grand couloir au sein d’une pagode bouddhiste (le couloir d’Arhat, 3 km), du plus grand nombre de statues (500 statues) et d’arbres Bodhi (100 arbres) au Vietnam

Un site monumental, impressionnant et exceptionnel !

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VILLE : HUE

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Hué est par excellence, la ville impériale du Vietnam ! La magnifique cité qui fût l’ancienne capitale du Vietnam de 1802 à 1945, a gardé son caractère aristocratique mandarin de la dynastie des Nguyens, sa délicatesse littéraire, sa finesse intellectuelle et la douceur de sa poésie classique et élitiste.

Situé dans le centre du pays dans l’ancien empire d’Annam, Hué reste profondément attaché à ses traditions, à sa culture religieuse catholique, à son enseignement et de ce fait, reste un centre culturel incontournable à visiter au Vietnam.

Riche de ses origines princières,  la ville de Hué vous fera vous sentir comme un roi et une reine au cœur des enceintes de sa ville historique. Avec son époustouflante Citadelle Impériale, ses tombeaux disséminés au bord de l’eau, ses palais, ses pagodes, sa rivière des Parfums pleine de charme, ses musées… Hué est incontestablement la ville de la passion, du prestige et des traditions !

Le raffinement impérial s’exprime à Hué dans tous les arts, comme dans la musique, la gastronomie, la littérature, la peinture, le théâtre, l’artisanat… Une fourmilière d’expressions aux sons, aux goûts et aux traits raffinés et subtiles que les générations continuent de se transmettre fièrement.

L’ancienne capitale des Nguyens aura connu des épisodes remarquables mettant à l’apogée, son raffinement culturel, son patrimoine historique, architectural et ses arts. Mais elle connut également des périodes plus sombres, comme l’offensive du Têt (le 29 Janvier 1968) conduit par les Vietnamiens du nord  (un massacre qui avait comme but d’éliminer l’élite de la ville et qui fit plus de 2500 victimes). Les Américains quant à eux, bombardèrent la Cité Impériale après que les français en 1885 y mirent le feu.

Malgré ces tristes évènements historiques, Hué a su se relever de ses cendres et conserver la culture, le savoir-faire des lettres, les traditions millénaires de ses familles impériales mandarinales .

Par ailleurs, la ville s’applique quotidiennement à restaurer minutieusement ses vestiges, notamment grâce à l’appui del’Unesco qui a classé la ville de Hué au patrimoine Mondial de l’Humanité. Car les monuments, en plus d’avoir été des cibles de guerres, souffrent d’être particulièrement exposés à la mousson.

Ainsi, pourrais-t’on dire de Hué, qu’elle est à la fois magistrale, distinguée et raffinée, mais qu’elle est aussi la ville courage et porte en elle, une grande fierté et une grande dignité.

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CULTUREL : LE TOMBEAU KHAI DINH

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Le tombeau de Khai Dinh (empereur qui a régné de 1916 à 1925 au Vietnam) se situe à une dizaine de kilomètre de Hué, la ville impériale du Vietnam. La construction du tombeau commença le 04 Septembre 1920 sur une pente de la montagne Chu Chau et s’acheva 11 années plus tard. C’est la plus longue et la plus chère construction de tous les tombeaux  Nguyen. Cela s’explique par les matériaux qui étaient importés directement de Chine, du Japon et de France.

Le tombeau est une folie architecturale qui mélange les styles traditionnels Vietnamiens, anciens et modernes, mais également les styles gothiques, hindouistes et bouddhistes….

La structure est composée d’éléments en béton qui s’étendent sur plusieurs niveaux, sur trois terrasses plus exactement. Pour arrivée au tombeau situé au sommet, il faut donc emprunter plusieurs marches. Mais cela permet d’offrir aux passionnés de la photo de différents et magnifiques points de vue sur les monuments.

La construction la plus surprenante et la plus haute de la nécropole est de loin celle du temple Thin Dinh où des mosaïques en porcelaine coûteuse et en cristal recouvrent l’ensemble des murs pour y composer des scènes aux motifs très flamboyants et scintillants. Il faut lever les yeux pour admirer le tableau du plafond où sont représentés neuf dragons dans les nuages.

L’avant dernier empereur du Vietnam avait la folie des grandeurs, un goût très prononcé pour tout ce qui brillait et était réputé pour se laisser influencer par l’occident et les colons français (Khai  Dinh fut le seul roi à régner du temps de l’Indochine française, il visita la France en 1922). Ceci eut comme conséquence une hausse des impôts de 30%, ce qui rendit l’empereur très impopulaire auprès du peuple Vietnamien qui jugeait ses idées architecturales chaotiques et très « Bling Bling ».

Il mourut de la tuberculose en 1925.

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CULTUREL: TEMPLE CAO DAÏ

Temple Caodai à Tay Ninh

Ce magnifique temple caodiste ou cao daï, se situe dans la localité de Tây Ninh à une centaine de kilomètres de Ho Chi Minh Ville (2h30 de route). Le temple Vietnamien de Tây Ninh est le siège de la religion Ca odaï.

Cao dai signifie « place de choix ». Les travaux du temple ont débuté en 1927 et se sont achevés en 1955.

Le caodaïsme s’inspire de plusieurs mouvements spirituels comme le taoïsme, le bouddhisme, le confucianisme, le christianisme, et diverses autres religions. Ce mouvement a été crée en 1926 au Vietnam par Chien Van Ngo, un Vietnamien qui a travaillé pour l’administration française en tant qu’officiel.

Au Vietnam, le caodaïsme  est considéré comme  étant un mélange de religions et de sectes qui impose des principes stricts. En effet, les adeptes du caodaïsme n’ont pas le droit de consommer de l’alcool, ils doivent également suivre un régime végétarien et ont interdiction totale d’avoir des relations sexuelles.

Le temple, d’aspect assez kitsch à cause de ses nombreuses couleurs éclatantes, s’inspire de l’architecture des cathédrales et des pagodes.  Il mesure 140 mètres de long, 40 mètres de large et 36 mètres de haut.

Lorsque l’on rentre dans le temple, on aperçoit une énorme fresque sur laquelle est représenté les 3 guides spirituels : Nguyên Binh Khien (un professeur Vietnamien),  Sun Yat Sen (un nationaliste Chinois) et enfin, notre cher poète Victor Hugo.

Le symbole du Cao Dai, un triangle enfermant un œil divin, est dessiné sur tous les vitraux du temple. Quand à la voûte étoilée, elle est soutenue par 18 colonnes, toutes recouvertes de dragons. De nombreuses statues de différentes religions sont disséminées un peu partout dans le temple.

Le temple caodiste du Vietnam est ouvert tous les jours de la semaines et célèbre 4 messes par jour d’une durée de 45 minutes chacune (à 6h00, à 12h00, à 18h00 et à minuit).

La religion caodiste à plusieurs adeptes dans le monde, notamment en Europe, en Australie et aux Etats-Unis.

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Culturel: les marionnettes sur l’eau

MARIONNETTE DANS L'EAU HANOI

Le théâtre des marionnettes sur l’eau, fondé en 1969, est un des rares théâtres traditionnels toujours en activité au Vietnam. Sa popularité est telle que depuis les années 90, le théâtre se produit dans le monde entier, il participe notamment à de nombreux festivals.

L’art de manipuler les marionnettes sur l’eau est une particularité Vietnamienne qu’il ne faut pas manquer si vous décidez de voyager au Vietnam.

Devant les décors du théâtre se situe un plan d’eau qui fait office de scène. Derrière ces décors, se cachent les marionnettistes. Le corps immergé jusqu’à la taille, et à l’aide d’une grande perche (pouvant atteindre jusqu’à 3 mètres de long), les comédiens manipulent à distance les marionnettes (personnages, animaux).

Tout l’art de cette pratique vietnamienne réside dans le fait de faire oublier la présence des manipulateurs pour donner vie aux marionnettes. Pour y parvenir, les marionnettistes animent ces petits corps sculptés dans le bois faits entièrement à la main,  en les faisant glisser sur l’eau, plonger, sauter au rythme de l’histoire qui est racontée.

Les dialogues sont transcrits essentiellement en vietnamien. Mais les scènes retraçant la vie quotidienne des vietnamiens à travers des contes, accompagnées par un orchestre, se font comprendre par tous.

Le spectacle esttrès apprécié par les vietnamiens et beaucoup, lors de leur passage à Hanoï, viennent le voir en famille ou avec des amis pour passer un bon moment.

C’est un art naïf, comique qui puise dans les légendes du Vietnam et il n’est pas surprenant de voir les spectateurs vietnamiens rirent à gorge déployée lors de certaines scènes. Le spectacle se trouve donc autant sur la scène que dans le public. On y retrouve cette ambiance pleine de chaleur et de tendresse, qui représente si bien la mentalité du peuple vietnamien.

Le spectacle dure plus ou moins une heure, il y a jusqu’à six représentations par jour et pour certaines séances, une traduction en anglais est affichée sur un écran.

Concernant les marionnettes elles-mêmes, leurs mesures varies selon le personnage. Par exemples, une poupée représentant un paysan pourra faire 40 centimètres, alors que celle d’un grand poisson pourra atteindre 1m15 de long.  Chaque marionnette sur l’eau est constituée de deux parties. La première est le corps que l’on voit au dessus de l’eau. L’autre partie est le support, qui est aussi un flotteur et lui est immergé dans l’eau. Les marionnettes sculptées dans un bois léger, sont recouvertes d’une couche de peinture végétale qui fait office de vernis.

Certaines marionnettes sur l’eau sont munies d’un gouvernail ou de fils afin de faire bouger les bras, la tête, les mains de la poupée dans des gestes lents et empreints de douceur. D’autres, sont justes accrochées au bout de la tige en bambou, le manipulateur faisant ainsi plonger, ressortir de l’eau la marionnette dans des gestes plus vifs et plus rapides.

En plus de ces techniques, d’autres pratiques bien plus élaborées et complexes sont utilisées pendant le spectacle. Mais les méthodes de fabrication et de manipulation doivent resté secrets et ne se transmettent que de familles en familles, des anciens aux jeunes, préservant ainsi la tradition vietnamienne.

Les marionnettes sur l’eau au Vietnam ne pourraient exister sans l’eau. Lorsqu’elle est calme, elle reflète les personnages, les décors et donne un caractère fantastique au spectacle. Elle permet également de rendre plus réelle les scènes de pêche, de fêtes et autres scènes de vie lorsqu’on l’agite. L’eau amplifie aussi le son des instruments de musique qui accompagnent le spectacle, comme le tambour et les cymbales. Enfin, l’eau est volontairement boueuse pour permettre de cacher les perches. Mais accompagnée de jeux de lumières, l’eau prend toutes sortes de teintes et devient magique.

Exceptés les artistes composants la troupe nationale des marionnettes, la pratique de cet art n’est pas professionnelle. Au Vietnam, ce sont les gens de la terre qui après leur travail aux champs assurent gratuitement le spectacle pour les habitants du village.

Les jeunes vietnamiens observent les anciens pratiquer cet art et les aident à sculpter les poupées, à les peindre, les assistent dans l’installation des machines et apprennent ensuite à manipuler eux-mêmes les poupées.

A force d’observation, à force d’imitations aux gestes techniques pour manipuler les marionnettes, la transmission entre élève et maître se fait. Il faut beaucoup de temps et de patience pour être initié à l’art très complexe et difficile de la manipulation des marionnettes ce qui rend cet art si singulier et si cher dans le coeur des vietnamiens.

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Culturel: le culte des ancêtres

OFFRANDE DANS PAGODE

Le culte des ancêtres n’est pas une religion, mais une pratique sociale, familiale, une tradition culturelle. Chacun est libre de le pratiquer, qu’il soit rattaché à une confession religieuse ou pas.

L’occidental qui va au Vietnam, pense que le culte des ancêtres est lié à la religion car il est pratiqué partout : dans les temples, les pagodes, les rues, les maisons, etc. D’autant plus que le Vietnam est le pays d’Asie du Sud Est où la pratique du culte des ancêtres est la plus répandue.

Pour comprendre le culte des ancêtres, il faut imaginer un monde invisible qui serait peuplé d’esprits bienveillants (dont les ancêtres), et d’esprits malveillants qu’il faut éloigner du foyer familiale et dont on doit se protéger. Ces esprits bienveillants sont vénérés par les vietnamiens pour qu’ils puissent les protéger du mal et leur assurer la réussite et la prospérité.

Cette croyance fait suite à la piété filiale, pensée traditionnelle intégrée dans la famille vietnamienne qui consiste à respecter ses aînés.  Le culte des ancêtres prend sa source dans le respect, la reconnaissance, l’affection et l’attachement que portent les enfants à leurs défunts parents.

Il parait donc logique de dire que si en occident, c’est la date de naissance qui est la plus importante, au Vietnam, c’est la date du jour de la mort qui compte. Car c’est précisément ce jour là que l’homme entre dans l’éternité. Ce qui veut dire que pour les vietnamiens, la différence entre le monde des vivants et celui des morts n’existe pas.

La transmission entre les vivants et les ancêtres défunts se matérialise à travers l’autel des ancêtres. Cela peut être une table, un meuble bas, une tablette qui sert de support et sur lequel est déposé différentes offrandes et bâtons d’encens. Les offrandes transmises au défunt lui assureront une certaine continuité, une satisfaction, un contentement et protégeront ceux qui les font.

Ainsi, il n’est pas rare de voir sur ces autels, des fruits, si le défunt aimait les fruits, des fleurs, mais aussi des cannettes de coca cola, des gâteaux, du riz, de l’alcool, des cigarettes et différents présents en papier ou en cartons comme de faux billets de banque, des figurines, des lingots d’or, etc. Ces présents en cartons sont appelés « Vang ma« , en français: objets votifs. On pose également sur l’autel, les photos des défunts. Quant aux encens, on a pour habitude de les faire se consumer sur l’autel car les vietnamiens pensent qu’ils apportent de la paix et de la chaleur aux descendants.

Comme il n’y a pas de différence entre le monde des vivants (Yang) et le monde des morts (Yin), les offrandes sont matérielles et elles sont puisées directement dans la vie quotidienne.

La majorité des familles possède un autel des ancêtres au sein de sa maison. Il est disposé dans la pièce principale ou dans la plus belle pièce, dans l’endroit le plus solennel et le plus respectable du foyer. Il est toujours propre et bien entretenu.

Chaque occasion est bonne (un mariage, une naissance, un examen d’étude réussit, un voyage…) pour honorer les ancêtres en leur envoyant tout le confort terrestre. Différents rituels sont habituellement pratiqués pour transmettre les présents dans le monde de l’au-delà. Par exemple, on fait brûler des baguettes d’encens et quand ses dernières sont consumées, on brûle des objets votifs pour obtenir des braises. On verse alors dessus une petite tasse d’alcool de riz qui provoque des flammes et de la fumée.  L’ensemble de ce rituel ayant pour but de représenter la fusion des éléments naturels, comme le feu et l’eau = le Yin et le Yang,  qui sont de forts symboles philosophiques.

Pour les vietnamiens, il est très important d’avoir des enfants. En effet, s’il n’y a pas de descendants, le défunt parent ne peut pas être honoré, il ne peut y avoir d’autel des ancêtres pour le faire revenir parmi les vivants. L’âme du défunt est alors condamné à errer éternellement. Pour remédier à ce problème, les vietnamiens adoptent un enfant ou transmettent leurs héritages à des pagodes bouddhistes qui se chargent d’assurer son culte posthume.

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Culturel: tenue traditionnelle Ao Dai

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Le Ao Dai est une tenue traditionnelle portée par les femmes vietnamiennes. Il est coupé dans un tissu léger, souvent de la soie. Il se compose d’un pantalon et d’une longue tunique à col Mao et manches longues, portée très près du corps et fendue de chaque côté. Il est traditionnellement de couleur blanche pour les élèves et étudiantes, mais on le trouve aussi dans toutes les teintes, dans tous les tissus et tous les motifs. Il fait partie intégrante du quotidien vietnamien et est également porté lors de cérémonies traditionnelles, de spectacles, de mariages. Par ailleurs, le Ao Dai évolue avec la mode et devient une tenue prestigieuse dans les mains de grands couturiers.

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