Archives pour la catégorie ETHNIE

CULTUREL : MY SON

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C’est un français (Camille Paris) qui a découvert en 1885, l’exceptionnel site archéologique du royaume des Chams : « le sanctuaire de My Son » considéré comme le site Cham le plus important du Vietnam !

L’époustouflante ville antique, construite par le roi Bhadresvaraman à la fin du IVème siècle, est inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 1999.

Les ruines de l’ancien royaume de Champâ se trouvent dans le centre du Vietnam à l’ouest de la ville de Hoi An,  au cœur d’une vallée entre montagnes et jungles.

Le sanctuaire de My Son était un centre religieux, politique et un lieu de sépulture. Il était constitué de 70 temples et bâtiments érigés sur 142 hectares (entre la fin du IVème et du XIIIème siècle). La guerre du Vietnam aura mis à mal le site, mais une vingtaine de vestiges restent en excellent état.

L’architecture du royaume de Champâ, aux influences Indiennes, est composée de briques rouges et de pierres sculptées d’ornements ou de frises exceptionnellement belles !  Le site possède une grande valeur culturelle et artistique et vous fascinera par son incroyable finesse !

La société Cham, organisée comme en Inde, évoluait en système de castes. Le lieu était donc destiné aux castes les plus prestigieuses, la caste sacerdotale ou bien les monarques qui firent fonctionner le centre religieux pendant 9 siècles avec son déclin.

La société Cham, minoritaire au Vietnam, témoigne de l’influence de l’Inde sur le Vietnam  ; ce qui fait de ces vestiges, un patrimoine à conserver et à protéger. On retrouve d’ailleurs sur la plupart des vestiges, les représentations sculpturales du « lingam », symbole du dieu Shiva, considéré comme le protecteur des Chams, mais également des sculptures des dieux Ganesh, Vishnou

L’apogée de la grande civilisation du royaume de Champa est fascinante ! On peut également retrouver de nombreuses sculptures dans l’exceptionnel musée Cham de Danang qui vous promet, là encore, une épopée culturelle hors du temps !

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ETHNIE : les Hmong

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Le peuple Hmong (Mong ou H’Mong) est originaire des régions montagneuses du sud de la Chine. On le trouve implanté dans plusieurs pays de l’Asie du Sud Est. A l’échelle mondiale, le nombre de Hmong s’élève entre 4 et 5 millions d’individus. Les Hmong sont appelés également les Miao (riz cru). Cette population défend son indépendance, son identité culturelle, ses traditions et sa solidarité familiale très forte.  Au Vietnam, cette minorité reste très farouche au gouvernement Vietnamien qui aimerait qu’elle se plie davantage au système. Les Hmong émigrèrent dans le nord du Vietnam, entre la fin du XVIIème et le début du XIXème siècle. On compte 560 000 Hmong au Vietnam.

L’agriculture traditionnelle des Hmong au Vietnam,  est l’agriculture itinérante sur brûlis. D’autre part, depuis longtemps, les Hmong ont su très bien maîtriser l’art de canaliser l’eau à partir du sommet des montagnes pour irriguer leurs terres. Notamment pour discipliner les différents reliefs, transformer des collines défrichées en de gigantesques rizières en terrasse. Leurs forces de travail, leur exceptionnelle ingéniosité et leur grand courage auront fait naître de spectaculaires systèmes agricoles, apportant aux paysages Vietnamiens, une beauté aussi architecturale que artisanale.

Les Hmong cultivent également différents arbres fruitiers. Mais, ils sont surtout réputés pour la culture du pavot servant à produire l’opium. A l’origine, le commerce de l’opium était la 1ère activité des Hmong. Pour les Hmong, cette consommation a toujours été  un acte traditionnel et social nécessaire. Certains sages continues d’ailleurs d’en consommer pour continuer de faire vivre certaines traditions de la terre. Dans le passé, les Chinois, puis les Français pendant la guerre d’Indochine, et enfin les Américains, profitèrent allègrement de la production d’opium des Hmong.

Le peuple Hmong se caractérise par plusieurs groupes locaux que l’on reconnaît par les différents costumes traditionnels. Il y a les Hmong rouge, blancvert et fleuris. Les Hmong fabriquent eux-mêmes leurs tenues. Faits en chanvre, les vêtements sont tissées, brodés, décorés et teintés artisanalement. Les femmes sont très coquettes et arborent également des bijoux faits à la main fondus à partir de pièce de monnaie.

Leur habitation est sommaire, construite avec des matériaux naturels et végétales comme le bambou. A l’intérieur de la maison, le sol  est en terre battue et il n’y a classiquement ni fenêtre, ni cheminée, ni cloison. Comme pour les Kinh (l’ethnie majoritaire du Vietnam qui représente 85% de la population), les Hmong ont leur autel des ancêtres qu’ils placent eux, au centre du logement. L’intérieur de la construction offre peu de lumière et peu de confort. La cuisine se résume la plupart du temps à un feu sur le sol et quelques ustensiles. En revanche, la plupart des habitations sont équipées d’une télévision, ce qui contraste avec ces logements si rudimentaires.

Le mariage par rapt est courant. Le jeune prétendant enlève la jeune fille et deux jours plus tard, il avertit ses futures beaux-parents auprès desquels il réclame la cérémonie de noces. Après le mariage, si la jeune épouse veut retourner vivre au domicile de ses parents, elle doit,  accompagnée de son époux, demander l’autorisation à ses beaux parents.

Les Hmong appliquent un modèle patrilinéaire et la polygamie est fréquente. Dans le cas où le mari meurt, l’épouse a l’obligation de se remarier avec le frère cadet de son mari. Si ce dernier n’a que des soeurs ou s’il est fils unique, sa femme doit  épouser un de ses cousins. En cas de divorce, la femme se réfugiera chez un notable le temps de se remarier. Mais pour pouvoir se remarier, elle devra auparavant, verser une dote à ses anciens beaux parents à titre de dédommagement.

Quant à la naissance, au Vietnam, les Hmong pratiquent encore l’accouchement en position accroupie. Si la femme accouche d’une fille, le placenta est enseveli sous le lit. Par contre, si la femme accouche d’un garçon, le placenta est  enterré au pied de la colonne principale de la maison familiale.

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