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VILLE : HO CHI MINH VILLE

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Ho Chi Minh Ville est la ville économique du Vietnam . Ouverte sur l’occident, c’est la ville la plus grande, la plus peuplée, la plus clinquante et la plus moderne du Vietnam ! Frondeuse, frénétique, entreprenante, elle ne cesse de s’accroître et de révéler au monde sa réussite insolente et sa jeunesse fougueuse insatiable remplie d’espoir.

A l’origine, Ho Chi Minh Ville était un petit port de pêche  Khmer (nommé Prey Kor), puis elle devint une ville de peuplement Vietnamien et Chinois sous le règne de la cour impériale des Nguyêns. Plus tard, la ville devenue la capitale de la Cochinchine (connue sous le nom de Saigon), pris à partir de 1887 à 1901, les couleurs de l’Indochine française. C’est seulement à la fin de la guerre d’Indochine (à partir de 1954 avec les accords de Genève) que la ville devint la capitale de la république du Vietnam. A partir de cette période, il faudra attendre la triste guerre (en 1945) et la victoire du nord communiste (le 30 Avril 1975) menée par les troupes de Ho Chi Minh contre le commandement américain siégeant dans le sud tropical, pour qu’enfin la cité acquière son nom final  (en hommage à son héro disparu 5 années plus tôt).

Il reste peu de traces architecturales de la présence des colons français dans la ville, excepté quelques grands monuments dont la fameuse cathédrale en briques rouges, la poste centrale (dont on doit la conception de la charpente métallique à Gustave Eiffel), et  le théâtre (dont l’architecture fût inspirée par le Petit Palais de Paris).

Quand on pense à Ho Chi Minh, on pense également au quartier typique de Cholon (le quartier chinois) qui plonge le voyageur dans la vieille histoire de Saigon, avec notamment son grand marché de gros « Binh Tây » dans lequel il est conseillé de se perdre pour s’imprégner de l’ambiance unique et très animée de la vie des commerçants Chinois.

A l’opposé, pour trouver un peu de calme, rien ne vaut les pagodes et les lieux de cultes religieux aux odeurs d’encens, de tek et de laque noire. Les Vietnamiens aiment s’y rendre pour se ressourcer et pour méditer.

Enfin, pour celui qui souhaite fuir la chaleur de la ville, les musées vous invitent à profiter de leur clim !  Comme le musée de l’histoire du Vietnam qui abrite 1700 objets patrimoniaux. Pour les personnes qui ont qu’en à elles le coeur accroché, un tour au musée de la guerre permet de découvrir des vestiges et des témoignages poignants ! Pour les autres, une séance de photos devant la magnifique mairie de la ville ou devant le splendide palais de la réunification est une belle alternative.

Pendant votre séjour à Ho Chi Minh, vous vivrez au son des milliers de cyclomoteurs, des voitures et des bus qui circulent partout comme des fourmis dans la ville. Il faut en fait attendre le soir pour retrouver un peu plus de calme ; ce moment où les Vietnamiens, après leur journée de travail, se rendent dans les rues de la cité pour se détendre sur une terrasse, autour d’un verre ou dans les restaurants locaux ou mondains. D’autres préfèrent s’attarder sur les places publiques pour profiter de la relative fraîcheur du soir qui recouvre avec légèreté, le coeur bouillant et trépidant de la cité. Pour les plus nocturnes, il existe dans de nombreux quartiers de la ville, des bars et des discothèques très branchés où la nuit promet des rencontres inoubliables !

Concernant les plus romantiques, Ho Chi Minh étant situé au cœur même du confluent de la Rivière de Saigon et du Canal Kinh, un dîner croisière sur l’eau s’impose  ! Dés lors, c’est à bord d’une magnifique jonque que vous naviguerez sur la rivière de Saigon tout en dégustant un repas raffiné et fantastique dans une ambiance « by night » pleine de charme ! Avec comme décor ces immenses bateaux de marchandises amarrés sur les rives, avec ces lumières perçant la nuit, c’est emprunt d’un doux sentiment de nostalgie que vous vous évaderez dans un rêve oriental ambré, scintillant et enchanté !

Enfin, Ho Chi Minh Ville, porte du Delta du Mékong,  vous invite à vous rendre dans le grand sud pour découvrir la nature tropicale et sa vie locale,  et compléter ainsi, votre magnifique et formidable séjour au Vietnam !

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ETHNIE : les Hmong

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Le peuple Hmong (Mong ou H’Mong) est originaire des régions montagneuses du sud de la Chine. On le trouve implanté dans plusieurs pays de l’Asie du Sud Est. A l’échelle mondiale, le nombre de Hmong s’élève entre 4 et 5 millions d’individus. Les Hmong sont appelés également les Miao (riz cru). Cette population défend son indépendance, son identité culturelle, ses traditions et sa solidarité familiale très forte.  Au Vietnam, cette minorité reste très farouche au gouvernement Vietnamien qui aimerait qu’elle se plie davantage au système. Les Hmong émigrèrent dans le nord du Vietnam, entre la fin du XVIIème et le début du XIXème siècle. On compte 560 000 Hmong au Vietnam.

L’agriculture traditionnelle des Hmong au Vietnam,  est l’agriculture itinérante sur brûlis. D’autre part, depuis longtemps, les Hmong ont su très bien maîtriser l’art de canaliser l’eau à partir du sommet des montagnes pour irriguer leurs terres. Notamment pour discipliner les différents reliefs, transformer des collines défrichées en de gigantesques rizières en terrasse. Leurs forces de travail, leur exceptionnelle ingéniosité et leur grand courage auront fait naître de spectaculaires systèmes agricoles, apportant aux paysages Vietnamiens, une beauté aussi architecturale que artisanale.

Les Hmong cultivent également différents arbres fruitiers. Mais, ils sont surtout réputés pour la culture du pavot servant à produire l’opium. A l’origine, le commerce de l’opium était la 1ère activité des Hmong. Pour les Hmong, cette consommation a toujours été  un acte traditionnel et social nécessaire. Certains sages continues d’ailleurs d’en consommer pour continuer de faire vivre certaines traditions de la terre. Dans le passé, les Chinois, puis les Français pendant la guerre d’Indochine, et enfin les Américains, profitèrent allègrement de la production d’opium des Hmong.

Le peuple Hmong se caractérise par plusieurs groupes locaux que l’on reconnaît par les différents costumes traditionnels. Il y a les Hmong rouge, blancvert et fleuris. Les Hmong fabriquent eux-mêmes leurs tenues. Faits en chanvre, les vêtements sont tissées, brodés, décorés et teintés artisanalement. Les femmes sont très coquettes et arborent également des bijoux faits à la main fondus à partir de pièce de monnaie.

Leur habitation est sommaire, construite avec des matériaux naturels et végétales comme le bambou. A l’intérieur de la maison, le sol  est en terre battue et il n’y a classiquement ni fenêtre, ni cheminée, ni cloison. Comme pour les Kinh (l’ethnie majoritaire du Vietnam qui représente 85% de la population), les Hmong ont leur autel des ancêtres qu’ils placent eux, au centre du logement. L’intérieur de la construction offre peu de lumière et peu de confort. La cuisine se résume la plupart du temps à un feu sur le sol et quelques ustensiles. En revanche, la plupart des habitations sont équipées d’une télévision, ce qui contraste avec ces logements si rudimentaires.

Le mariage par rapt est courant. Le jeune prétendant enlève la jeune fille et deux jours plus tard, il avertit ses futures beaux-parents auprès desquels il réclame la cérémonie de noces. Après le mariage, si la jeune épouse veut retourner vivre au domicile de ses parents, elle doit,  accompagnée de son époux, demander l’autorisation à ses beaux parents.

Les Hmong appliquent un modèle patrilinéaire et la polygamie est fréquente. Dans le cas où le mari meurt, l’épouse a l’obligation de se remarier avec le frère cadet de son mari. Si ce dernier n’a que des soeurs ou s’il est fils unique, sa femme doit  épouser un de ses cousins. En cas de divorce, la femme se réfugiera chez un notable le temps de se remarier. Mais pour pouvoir se remarier, elle devra auparavant, verser une dote à ses anciens beaux parents à titre de dédommagement.

Quant à la naissance, au Vietnam, les Hmong pratiquent encore l’accouchement en position accroupie. Si la femme accouche d’une fille, le placenta est enseveli sous le lit. Par contre, si la femme accouche d’un garçon, le placenta est  enterré au pied de la colonne principale de la maison familiale.

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