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VILLE ET SITE NATUREL : DONG VAN

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Dans le nord du Vietnam, tout près de la frontière sino-vietnamienne se situe une petite ville nommée Dong Van. L’intérêt de Dong Van réside en sa région sauvage d’une beauté époustouflante ! On se rend également dans cette partie du pays pour rencontrer les merveilleux peuples des ethnies minoritaires vietnamiennes.

Dong Van se trouve au centre d’un parc géologique isolé au Vietnam, aussi impressionnant qu’étonnant ! Avec son massif karstique, ses canyons et ses pics, ses basses montagnes, le plateau calcaire s’étend de toute beauté sur une superficie de 574,35 km2.

La route qui mène à Dong Van serpente entre les plaines, les montagnes et les pics et amène le voyageur à faire mille et unes découvertes fabuleuses ! Notamment, la découverte du petit village de Sa Phin où s’érigeait à l’époque le Château et le palais du roi des H’mongs Chin Duc, un allié des français. Le site possédait deux donjons en pierre, 64 pièces où vivait le roi avec ses trois femmes, ses innombrables enfants et plus d’une centaine de personnes. Le château fût abandonné en 1945 et ses descendants quittèrent le Vietnam pour se rendre en France et au Québec.

On peut également visiter, sur  un des deux pics principaux qui dominent le village de Dong Van, les ruines du fort français Po Lu construit en 1890, qui lui aussi fût abandonné en 1945.

Côté nature, le magnifique sommet du pic Ma Pi Leng invite à la randonnée et au trek. Recouvert d’un ruban de nuages, il offre un panorama époustouflant sur le parc et ses reliefs rocheux étonnants ! Quant à la rivière Nho Que, elle serpente entre des falaises karstiques hautes de 800 à 100 mètres et apporte aux paysages, un petit brin de fraîcheur et un panel de couleurs nouveau et sauvage.

Pour plonger au cœur de la vie des peuples minoritaires des Hmongs noirs et des Tays, rendez-vous le dimanche au marché local qui vous offrira un spectacle haut en couleurs ! Vous découvrirez un monde hors du temps, une vie typique, une culture et des coutumes ancestrales. Mais également, un mode de vie très rudimentaire car c’est avec beaucoup de peine que ces peuples cultivent le maïs sur les pentes escarpées et rocheuses de cette région très sauvage.

Les villages typiques perdus dans la nature du plateau de Dong Van, vous feront également vivre des rencontres exceptionnelles et un quotidien dominé par la vie de la montagne.

Enfin, à une dizaine de kilomètres de Dong Van se situe une petite ville nommée Meo Vac où résident quelques milliers d’habitants, des Hmong, Lolo et Dzao notamment. La ville étant totalement enfouie dans une vallée entourée de hautes montagnes calcaires, complètement isolée du reste du pays, elle est surnommée par les vietnamiens « le nid d’aigle des Hmongs noirs », le bout du monde en quelque sorte.

Dong Van est une des régions les plus isolées du Vietnam, mais une des plus belles et des plus impressionnantes du nord de ce magnifique pays d’asie ! A découvrir absolument si vous souhaitez connaître le plein dépaysement !

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SITE NATUREL : SAPA

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Si vous souhaitez vous rendre sur le toit du Vietnam, rendez-vous à Sapa ! C’est dans cette partie du Grand Nord, à la frontière de la Chine, que le plus haut sommet du pays, le Mont Fansipan et ses 3143 mètres, domine majestueusement la chaîne de montagne de Hoang Lien Son.

Au plus près du ciel, une brume blanche love les sommets et protège les mystères de la vallée de Sapa. En descendant au cœur des montagnes vallonnées, on aperçoit des bandes colorées et ondulantes qui tombent en cascades sur les flancs des montagnes. Ce sont les rizières en terrasse. Elles sculptent les reliefs des terres brunes par vagues longilignes et en parcelles et offrent au spectateur un décor époustouflant !

Les cultures de riz serties en étage, de couleur or à la maturité de la plante, vertes à la progression de la jeune pousse, cannelle avant la récolte, se mélangent aux miroirs d’eau aux reflets bleus-gris émeraudes qui par lames, glissent sur les pentes des montagnes biseautés en diamant pour irriguer ces dizaines de champs  impressionnants. L’ensemble ressemble à un vitrail orné de verres précieux dont les teintes varient au gré des lumières du temps. Un des plus beaux trésors de la nature Vietnamienne crée de la main de l’homme.

Les minorités montagneuses, maîtresses d’œuvre de ces rizières en terrasse qui les ont inventées puis créer pour maîtriser la force de la nature et maintenir la vie, continuent de faire perdurer la tradition et de transmettre leurs connaissances aux plus jeunes de leurs clans. Ces peuples, très reconnaissants de ces offrandes venues de la nature, ne manquent jamais d’honorer ces terres au départ, hostiles. Car ce sont elles qui, une fois dans l’année, leurs offrent ce petit brin de lumière verdoyant dont la graine fait naître le joyau blanc.

Et c’est ainsi que la montagne fît naître, par nécessité au départ, une oeuvre d’art baroque sans le vouloir. Au commencement crée pour survivre et nourrir les âmes, les rizières en terrasse réussissent aujourd’hui à réunir les êtres de la terre entière, venus les découvrir et les contempler.  Les visiteurs de tous pays applaudissent l’ingéniosité et l’adresse des petites mains courageuses de ces magnifiques minorités ; les créatrices de ces chefs d’œuvre naturels, chaque année renouvelés. Des dieux et des déesses  dans le royaume de Sapa au Vietnam qu’il faut visiter.

Dans la province de Lao Cai vit au moins 24 minorités qui donnent à la région un véritable patchwork de couleurs.   Mais au cœur de ce superbe massif montagneux, autour du bourg de Sapa,  la vie se déroule au rythme de 5 principales ethnies : les Hmong (classées en sous groupes : blanc, noir, Leng, Pua, Shi, Sheu et Pé), les Dzaos, les Tays, les Dzays et les Xa Pho.

On reconnaît ces minorités Vietnamiennes par leurs visages tannés typiques des hauts plateaux ; à leurs traits épais et arrondis ; à leurs silhouettes solides aux allures rustiques ; à leurs habits colorés et bariolés qui varient selon l’ethnie. Par exemples, les Hmong noirs portent traditionnellement des tenues de couleurs sombres et de longues jambières confectionnées pour se protéger des sangsues  dans les rizières. Quant certaines femmes Hmong Leng, Sheu et Pé, préfèrent elles les jupes colorées, les corsages brodés et croisés ou les tenues en chanvre de couleur bleues indigo. Les minorités Daos, ont elles, la particularité de porter une lourde coiffe d’un rouge flamboyant, ornée pour certaines, de pièces d’argent, pour d’autres, de pompons rouges et jaunes tombants. L’ensemble de ces minorités Vietnamiennes, offre une mosaïque de couleurs typiques née de traditions complexes et ancestrales et à des modes de vie bien distincts du Nord du Vietnam.

Selon l’ethnie, le mode d’existence sera l’élevage familial de porcs, de volailles, de buffles ou de chevaux ;  les cultures de maïs, riz ou manioc ou celles des légumes ou d’épices. L’ensemble  de l’économie agraire étant organisé et mené par le clan social qui regroupe souvent plusieurs générations.

Pour découvrir les activités quotidiennes des ethnies minoritaires Vietnamiennes de la région de Sapa, le mieux est la pratique de la randonnée et du trek qui vous permet d’aller au plus près et à la rencontre de ces peuples courageux et accueillants. La marche permet également de contempler à son rythme ou de photographier les rizières en terrasse sous plusieurs angles ainsi que les hommes et les femmes au travail. Sapa et la région de Lao Cai, invitent aussi à passer la nuit chez l’habitant, une manière unique de vivre et de partager la réalité de la vie quotidienne des minorités ethniques du Grand Nord Vietnam. Enfin, pour mieux comprendre la vie animée commerçante des villageois, rien de tel que de vous rendre sur un marché local. Un moment qui ne vous laissera pas indifférent tant l’ambiance y est authentique et saisissante.

Alors, à vos sacs dos et à vos chaussures de rando ! Le Vietnam et Sapa vous attendent !

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ETHNIE : les Hmong

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Le peuple Hmong (Mong ou H’Mong) est originaire des régions montagneuses du sud de la Chine. On le trouve implanté dans plusieurs pays de l’Asie du Sud Est. A l’échelle mondiale, le nombre de Hmong s’élève entre 4 et 5 millions d’individus. Les Hmong sont appelés également les Miao (riz cru). Cette population défend son indépendance, son identité culturelle, ses traditions et sa solidarité familiale très forte.  Au Vietnam, cette minorité reste très farouche au gouvernement Vietnamien qui aimerait qu’elle se plie davantage au système. Les Hmong émigrèrent dans le nord du Vietnam, entre la fin du XVIIème et le début du XIXème siècle. On compte 560 000 Hmong au Vietnam.

L’agriculture traditionnelle des Hmong au Vietnam,  est l’agriculture itinérante sur brûlis. D’autre part, depuis longtemps, les Hmong ont su très bien maîtriser l’art de canaliser l’eau à partir du sommet des montagnes pour irriguer leurs terres. Notamment pour discipliner les différents reliefs, transformer des collines défrichées en de gigantesques rizières en terrasse. Leurs forces de travail, leur exceptionnelle ingéniosité et leur grand courage auront fait naître de spectaculaires systèmes agricoles, apportant aux paysages Vietnamiens, une beauté aussi architecturale que artisanale.

Les Hmong cultivent également différents arbres fruitiers. Mais, ils sont surtout réputés pour la culture du pavot servant à produire l’opium. A l’origine, le commerce de l’opium était la 1ère activité des Hmong. Pour les Hmong, cette consommation a toujours été  un acte traditionnel et social nécessaire. Certains sages continues d’ailleurs d’en consommer pour continuer de faire vivre certaines traditions de la terre. Dans le passé, les Chinois, puis les Français pendant la guerre d’Indochine, et enfin les Américains, profitèrent allègrement de la production d’opium des Hmong.

Le peuple Hmong se caractérise par plusieurs groupes locaux que l’on reconnaît par les différents costumes traditionnels. Il y a les Hmong rouge, blancvert et fleuris. Les Hmong fabriquent eux-mêmes leurs tenues. Faits en chanvre, les vêtements sont tissées, brodés, décorés et teintés artisanalement. Les femmes sont très coquettes et arborent également des bijoux faits à la main fondus à partir de pièce de monnaie.

Leur habitation est sommaire, construite avec des matériaux naturels et végétales comme le bambou. A l’intérieur de la maison, le sol  est en terre battue et il n’y a classiquement ni fenêtre, ni cheminée, ni cloison. Comme pour les Kinh (l’ethnie majoritaire du Vietnam qui représente 85% de la population), les Hmong ont leur autel des ancêtres qu’ils placent eux, au centre du logement. L’intérieur de la construction offre peu de lumière et peu de confort. La cuisine se résume la plupart du temps à un feu sur le sol et quelques ustensiles. En revanche, la plupart des habitations sont équipées d’une télévision, ce qui contraste avec ces logements si rudimentaires.

Le mariage par rapt est courant. Le jeune prétendant enlève la jeune fille et deux jours plus tard, il avertit ses futures beaux-parents auprès desquels il réclame la cérémonie de noces. Après le mariage, si la jeune épouse veut retourner vivre au domicile de ses parents, elle doit,  accompagnée de son époux, demander l’autorisation à ses beaux parents.

Les Hmong appliquent un modèle patrilinéaire et la polygamie est fréquente. Dans le cas où le mari meurt, l’épouse a l’obligation de se remarier avec le frère cadet de son mari. Si ce dernier n’a que des soeurs ou s’il est fils unique, sa femme doit  épouser un de ses cousins. En cas de divorce, la femme se réfugiera chez un notable le temps de se remarier. Mais pour pouvoir se remarier, elle devra auparavant, verser une dote à ses anciens beaux parents à titre de dédommagement.

Quant à la naissance, au Vietnam, les Hmong pratiquent encore l’accouchement en position accroupie. Si la femme accouche d’une fille, le placenta est enseveli sous le lit. Par contre, si la femme accouche d’un garçon, le placenta est  enterré au pied de la colonne principale de la maison familiale.

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