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SITE NATUREL : SAPA

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Si vous souhaitez vous rendre sur le toit du Vietnam, rendez-vous à Sapa ! C’est dans cette partie du Grand Nord, à la frontière de la Chine, que le plus haut sommet du pays, le Mont Fansipan et ses 3143 mètres, domine majestueusement la chaîne de montagne de Hoang Lien Son.

Au plus près du ciel, une brume blanche love les sommets et protège les mystères de la vallée de Sapa. En descendant au cœur des montagnes vallonnées, on aperçoit des bandes colorées et ondulantes qui tombent en cascades sur les flancs des montagnes. Ce sont les rizières en terrasse. Elles sculptent les reliefs des terres brunes par vagues longilignes et en parcelles et offrent au spectateur un décor époustouflant !

Les cultures de riz serties en étage, de couleur or à la maturité de la plante, vertes à la progression de la jeune pousse, cannelle avant la récolte, se mélangent aux miroirs d’eau aux reflets bleus-gris émeraudes qui par lames, glissent sur les pentes des montagnes biseautés en diamant pour irriguer ces dizaines de champs  impressionnants. L’ensemble ressemble à un vitrail orné de verres précieux dont les teintes varient au gré des lumières du temps. Un des plus beaux trésors de la nature Vietnamienne crée de la main de l’homme.

Les minorités montagneuses, maîtresses d’œuvre de ces rizières en terrasse qui les ont inventées puis créer pour maîtriser la force de la nature et maintenir la vie, continuent de faire perdurer la tradition et de transmettre leurs connaissances aux plus jeunes de leurs clans. Ces peuples, très reconnaissants de ces offrandes venues de la nature, ne manquent jamais d’honorer ces terres au départ, hostiles. Car ce sont elles qui, une fois dans l’année, leurs offrent ce petit brin de lumière verdoyant dont la graine fait naître le joyau blanc.

Et c’est ainsi que la montagne fît naître, par nécessité au départ, une oeuvre d’art baroque sans le vouloir. Au commencement crée pour survivre et nourrir les âmes, les rizières en terrasse réussissent aujourd’hui à réunir les êtres de la terre entière, venus les découvrir et les contempler.  Les visiteurs de tous pays applaudissent l’ingéniosité et l’adresse des petites mains courageuses de ces magnifiques minorités ; les créatrices de ces chefs d’œuvre naturels, chaque année renouvelés. Des dieux et des déesses  dans le royaume de Sapa au Vietnam qu’il faut visiter.

Dans la province de Lao Cai vit au moins 24 minorités qui donnent à la région un véritable patchwork de couleurs.   Mais au cœur de ce superbe massif montagneux, autour du bourg de Sapa,  la vie se déroule au rythme de 5 principales ethnies : les Hmong (classées en sous groupes : blanc, noir, Leng, Pua, Shi, Sheu et Pé), les Dzaos, les Tays, les Dzays et les Xa Pho.

On reconnaît ces minorités Vietnamiennes par leurs visages tannés typiques des hauts plateaux ; à leurs traits épais et arrondis ; à leurs silhouettes solides aux allures rustiques ; à leurs habits colorés et bariolés qui varient selon l’ethnie. Par exemples, les Hmong noirs portent traditionnellement des tenues de couleurs sombres et de longues jambières confectionnées pour se protéger des sangsues  dans les rizières. Quant certaines femmes Hmong Leng, Sheu et Pé, préfèrent elles les jupes colorées, les corsages brodés et croisés ou les tenues en chanvre de couleur bleues indigo. Les minorités Daos, ont elles, la particularité de porter une lourde coiffe d’un rouge flamboyant, ornée pour certaines, de pièces d’argent, pour d’autres, de pompons rouges et jaunes tombants. L’ensemble de ces minorités Vietnamiennes, offre une mosaïque de couleurs typiques née de traditions complexes et ancestrales et à des modes de vie bien distincts du Nord du Vietnam.

Selon l’ethnie, le mode d’existence sera l’élevage familial de porcs, de volailles, de buffles ou de chevaux ;  les cultures de maïs, riz ou manioc ou celles des légumes ou d’épices. L’ensemble  de l’économie agraire étant organisé et mené par le clan social qui regroupe souvent plusieurs générations.

Pour découvrir les activités quotidiennes des ethnies minoritaires Vietnamiennes de la région de Sapa, le mieux est la pratique de la randonnée et du trek qui vous permet d’aller au plus près et à la rencontre de ces peuples courageux et accueillants. La marche permet également de contempler à son rythme ou de photographier les rizières en terrasse sous plusieurs angles ainsi que les hommes et les femmes au travail. Sapa et la région de Lao Cai, invitent aussi à passer la nuit chez l’habitant, une manière unique de vivre et de partager la réalité de la vie quotidienne des minorités ethniques du Grand Nord Vietnam. Enfin, pour mieux comprendre la vie animée commerçante des villageois, rien de tel que de vous rendre sur un marché local. Un moment qui ne vous laissera pas indifférent tant l’ambiance y est authentique et saisissante.

Alors, à vos sacs dos et à vos chaussures de rando ! Le Vietnam et Sapa vous attendent !

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VILLE: SAPA

Sapa

Sapa est une ville de l’extrême nord du Vietnam située à 1500 mètres d’altitude et distante de Hanoï d’environ 350 km.

Sapa s’est fait connaître au XXème par les autorités coloniales françaises qui décidèrent d’y implanter une mission catholique ainsi qu’un poste militaire. Puis, en 1910, la ville de Sapa devînt une station d’altitude qui fut fréquentée par les colons pendant une cinquantaine d’années.

A l’arrivée des Français de Hanoï dans la région, plusieurs villas furent construites ainsi que des postes de fonction. Ce sont les montagnards, notamment  les ethnies locales, qui furent chargés des travaux  de construction de ces villas coloniales. Parallèlement, dans la périphérie de Sapa, des quartiers Chinois furent créés.

On décida également de mettre en place un marché. Dès son installation, il fut aussitôt fréquenté par les locaux qui s’y rendaient généralement le week-end pour échanger les produits forestiers et fauniques de la région contre des ustensiles de cuisine, du fer, du sel, des médicaments, etc. Le marché Vietnamien évolua en s’adaptant aux besoins des hôtels, des saisonniers, des commerçants et des agriculteurs qui ne cessaient de s’agrandirent.

Après le départ des colons en 1950, le marché ne fut plus fréquenté que par les montagnards de la région qui durent s’adapter aux changements politiques et économiques du gouvernement socialiste Vietnamien. Aussi, en 1986, le « Doi Moi« , la rénovation économique du Vietnam, fut appliquée. A partir de ce moment là, il était formellement interdit de couper le bois des forets, de faire commerce des richesses forestières et fauniques et de cultiver l’opium. Ce qui eut comme conséquences d’affaiblir les activités rentables de la population locale. C’est la demande touristique en 1993  qui vint sauver la région car celle-ci offrait un fort potentiel, notamment commercial et économique.

Mais depuis l’indépendance du pays en 1954, ce sont les Kinh (ethnie majoritaire du Vietnam) en nombre minoritaire dans la région Sapa (14%), qui contrôlent le comité populaire du district. Laissant ainsi peu de pouvoir à la population montagnarde et aux minorités qui sont pour la plupart analphabètes et ne parlent pas Vietnamien. Dés lors, le rôle réservé à ces locaux se résument souvent à une attraction colorée pour les touristes. Ceci étant dit, le gouvernement Vietnamien à mis en place plusieurs programmes pour former ces minorités à des métiers, comme celui de la couture, afin de mieux  intégrer ces ethnies dans l’économie du pays.

Aujourd’hui, en tous les cas, cette magnifique région montagneuse est un point incontournable pour les touristes en quête de dépaysement. Les montagnes et la nature du nord-ouest du Vietnam sont également idéales pour les randonneurs.

Vous allez à la rencontre de ce peuple montagnard et les ethnies colorées dont le travail est dédié aux formidables rizières en terrasse, dont les croyances et us et coutumes appartiennent à un autre âge et apportent au voyageur une autre vision du Vietnam.

Vous découvrez également  la cascade argentée qui est une chute d’eau de 200 mètres, des forêts de bambous, un magnifique lac, des sentiers escarpés sauvages qui traversent les villages de la vallée, des ponts suspendus, des sculptures en pierre ou pétroglyphes de pierres ancestrales, des grottes, des marchés ethniques, une cathédrale…… et le point culminant du Vietnam: le mont Fansipan qui culmine à 3143 mètres d’altitude.

Une région du Vietnam à ne surtout pas manquer !

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ETHNIE : les Hmong

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Le peuple Hmong (Mong ou H’Mong) est originaire des régions montagneuses du sud de la Chine. On le trouve implanté dans plusieurs pays de l’Asie du Sud Est. A l’échelle mondiale, le nombre de Hmong s’élève entre 4 et 5 millions d’individus. Les Hmong sont appelés également les Miao (riz cru). Cette population défend son indépendance, son identité culturelle, ses traditions et sa solidarité familiale très forte.  Au Vietnam, cette minorité reste très farouche au gouvernement Vietnamien qui aimerait qu’elle se plie davantage au système. Les Hmong émigrèrent dans le nord du Vietnam, entre la fin du XVIIème et le début du XIXème siècle. On compte 560 000 Hmong au Vietnam.

L’agriculture traditionnelle des Hmong au Vietnam,  est l’agriculture itinérante sur brûlis. D’autre part, depuis longtemps, les Hmong ont su très bien maîtriser l’art de canaliser l’eau à partir du sommet des montagnes pour irriguer leurs terres. Notamment pour discipliner les différents reliefs, transformer des collines défrichées en de gigantesques rizières en terrasse. Leurs forces de travail, leur exceptionnelle ingéniosité et leur grand courage auront fait naître de spectaculaires systèmes agricoles, apportant aux paysages Vietnamiens, une beauté aussi architecturale que artisanale.

Les Hmong cultivent également différents arbres fruitiers. Mais, ils sont surtout réputés pour la culture du pavot servant à produire l’opium. A l’origine, le commerce de l’opium était la 1ère activité des Hmong. Pour les Hmong, cette consommation a toujours été  un acte traditionnel et social nécessaire. Certains sages continues d’ailleurs d’en consommer pour continuer de faire vivre certaines traditions de la terre. Dans le passé, les Chinois, puis les Français pendant la guerre d’Indochine, et enfin les Américains, profitèrent allègrement de la production d’opium des Hmong.

Le peuple Hmong se caractérise par plusieurs groupes locaux que l’on reconnaît par les différents costumes traditionnels. Il y a les Hmong rouge, blancvert et fleuris. Les Hmong fabriquent eux-mêmes leurs tenues. Faits en chanvre, les vêtements sont tissées, brodés, décorés et teintés artisanalement. Les femmes sont très coquettes et arborent également des bijoux faits à la main fondus à partir de pièce de monnaie.

Leur habitation est sommaire, construite avec des matériaux naturels et végétales comme le bambou. A l’intérieur de la maison, le sol  est en terre battue et il n’y a classiquement ni fenêtre, ni cheminée, ni cloison. Comme pour les Kinh (l’ethnie majoritaire du Vietnam qui représente 85% de la population), les Hmong ont leur autel des ancêtres qu’ils placent eux, au centre du logement. L’intérieur de la construction offre peu de lumière et peu de confort. La cuisine se résume la plupart du temps à un feu sur le sol et quelques ustensiles. En revanche, la plupart des habitations sont équipées d’une télévision, ce qui contraste avec ces logements si rudimentaires.

Le mariage par rapt est courant. Le jeune prétendant enlève la jeune fille et deux jours plus tard, il avertit ses futures beaux-parents auprès desquels il réclame la cérémonie de noces. Après le mariage, si la jeune épouse veut retourner vivre au domicile de ses parents, elle doit,  accompagnée de son époux, demander l’autorisation à ses beaux parents.

Les Hmong appliquent un modèle patrilinéaire et la polygamie est fréquente. Dans le cas où le mari meurt, l’épouse a l’obligation de se remarier avec le frère cadet de son mari. Si ce dernier n’a que des soeurs ou s’il est fils unique, sa femme doit  épouser un de ses cousins. En cas de divorce, la femme se réfugiera chez un notable le temps de se remarier. Mais pour pouvoir se remarier, elle devra auparavant, verser une dote à ses anciens beaux parents à titre de dédommagement.

Quant à la naissance, au Vietnam, les Hmong pratiquent encore l’accouchement en position accroupie. Si la femme accouche d’une fille, le placenta est enseveli sous le lit. Par contre, si la femme accouche d’un garçon, le placenta est  enterré au pied de la colonne principale de la maison familiale.

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Agriculture: le riz

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Le riz blanc est la base de l’alimentation au Vietnam. Il est consommé quotidiennement  et complète les plats les plus prestigieux préparés lors des évènements importants (fête du Têt, mariage, etc.). Il est également consommé sous forme de nouilles, compose les gâteaux et les galettes, et peut devenir l’élément de base dans la composition de l’alcool.

Les Vietnamiens lui rendent régulièrement hommage à travers des chansons, des contes, des pièces de théâtre et des expressions de la vie quotidienne tant le riz tient une place importante dans ce pays.

Le riz est cultivé dans 3 régions du Vietnam : le nord (dans le delta du Fleuve Rouge),  le centre et enfin le sud (dans le delta du Mékong considéré comme le grenier du Vietnam).

La récolte du riz s’adapte aux variations de températures qu’offre ce pays d’Asie du Sud Est. Ainsi dans le nord, à cause de températures plus fraîches, le riz ne sera récolté que 2 fois dans l’année: entre le printemps et l’été (de février à juillet) et entre l’automne et l’hiver ( d’août à janvier). En revanche, dans les régions montagneuses, il n’y aura qu’une seule récolte (de juin à octobre).

Pour ce qui est du centre du Vietnam, 3 récoltes sont organisées : une première entre l’été et l’automne (de mai à septembre). Une deuxième entre l’automne et l’hiver (de septembre à janvier). Enfin, la dernière saison qui est celle du printemps (située elle sur la période de janvier à mai).

En ce qui concerne la région du sud du Vietnam, elle offre une chaleur constante toute l’année, ce qui permet de fournir trois belles récoltes: entre l’automne et l’hiver (de septembre à janvier). Entre le printemps et l’été (de janvier à mai). Et enfin, entre l’été et l’automne (de mai à septembre). C’est d’ailleurs dans cette région du sud du Vietnam dans le delta du Mékong que l’on exporte le plus de riz.

Dans les moyennes et hautes montagnes du Vietnam, la culture du riz est difficile. C’est dans ces parties du pays que l’on trouve les rizières en terrasse qui épousent les flancs escarpés des montagnes.  Grâce à un système de marches à flanc de montagne, les vietnamiens obtiennent des terres planes, cultivables et irrigables. Les terrasses qui se trouvent à plus de 1500 mètres d’altitudes sont toutes construites par la main de l’homme.

Le Vietnam est classé deuxième exportateur mondial de riz (et 4ème producteur mondial). Mais le gouvernement vietnamien souhaiterais prendre la première place et en conséquence, il est de plus en plus exigeant envers les récoltants, les poussant sans cesse à plus de rendements.

A contrario, les scientifiques se battent pour protéger les conditions de travail des agriculteurs au Vietnam, pour préserver l’environnement et pour freiner l’utilisation abusive des pesticides et des engrais qui sont connu pour booster la qualité du riz.

Les scientifiques plaident aussi pour une agriculture diversifiée (culture de la noix de coco, ferme d’élevage de crevettes….) défendant la qualité plutôt que la quantité. Ce qui permettrait de vendre également le riz plus cher. D’autre part, les scientifiques vietnamiens travaillent à créer de nouvelles sortes de riz qui nécessiteraient moins d’engrais et s’adapteraient mieux aux conditions météorologiques extrêmes du Vietnam.

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