Archives du mot-clé Saigon

CULTUREL : LE TOMBEAU DE TU DUC

Tu Duc Tomb, Hue, Vietnam

Le tombeau de l’empereur Tu Duc, situé à 8 km de la ville impériale de Hué, au cœur d’une immense forêt de pins, est considéré comme étant le tombeau le plus remarquable et le plus grand de tout le Vietnam !

Tu Duc était le quatrième empereur de la dynastie des N’guyens. Il régna pendant 35 années (de 1847 à 1883), ce qui est le plus long règne du Vietnam. Sa disparition annonça la fin de l’indépendance du pays.

L’empereur marqua profondément l’histoire par son opposition ferme au colonialisme. Il expulsa les étrangers du Vietnam, isola rigoureusement le pays de tous contacts, commerces extérieurs, et contraria toute la modernité mise en place dans le pays en privilégiant les traditions de ses prédécesseurs. Il persécuta également la communauté Chrétienne, et en 1858, fit exécuter des missionnaires. En réponse, l’Europe organisa une expédition répressive franco-espagnole qui déboucha en 1859 sur l’occupation des français à Saigon. Suite à quoi, en 1962, Tu Duc fut forcé de capituler et dû signer la cession du Sud-Vietnam ; céder en 1er lieu les provinces orientales de la Cochinchine qui devinrent en 1867, la Cochinchine occidentale. Il fut également contraint d’ouvrir Hanoi, Haiphong, Qui-nhon et le fleuve rouge au commerce international, ce qui eu comme effet de provoquer la révolte des lettrés et des mandarins contre la cour de Hué. Mais plus rien ne pouvait arrêter la course des colonialistes  français qui en 1882, finirent par occuper Hanoï.

Malgré cette réorganisation politique et la pression de son peuple, l’empereur Tu Duc vivra les derniers mois de son existence paisiblement au sein de son luxueux palais, entouré par 300 personnes et servit par son personnel. C’est seulement à sa mort que le palais sera transformé en Mausolée Impérial. Mais Tu Duc, ainsi que son trésor, ne seront pas enterrés sur place. L’endroit où ses restes reposent avec ses richesses, reste en fait, jusqu’à aujourd’hui encore, un mystère. L’endroit serait resté secret afin d’éviter les pillages, et c’est la raison pour laquelle aussi, on dit qu’on aurait décapité les 200 serviteurs qui étaient chargés de ses funérailles, ou bien encore, qu’il fut enterré par des paysans sourds et muets à qui on interdit définitivement de revenir à Hué.

La construction du tombeau de Tu Duc débuta en 1864 et s’acheva en 1867. C’est l’empereur lui-même qui dessina son mausolée, sa future résidence de campagne. Sur un territoire d’environ 12 hectares, il fit ériger 50 constructions architecturales réparties sur des niveaux aménagés en terrasse, un lac artificiel, un îlot et de vastes jardins. Chaque construction porte le nom de Khiem.

Cours d’honneurs, tombeaux, temples, chemins dallés, pavillons, théâtre, étang en demi-lune, lac, lotus, verdure… le site est un lieu enchanteur, paisible qui témoigne de la richesse et de la beauté de la culture impériale des N’guyens. Flotte dans les allées, le doux parfum des frangipaniers, mais également l’âme poétique de l’empereur Tu Duc. Car si malgré ses 104 concubines, l’empereur ne donna aucune descendance, il fut en revanche très productif en termes de poèmes, puisqu’il en composa ici même, plus de 1500 ! Il fut ainsi considéré comme l’un des plus grands poètes de son époque. Il aimait les poèmes et les vers qu’il utilisait notamment pour exprimer ses fautes et ses regrets. Ou bien encore, pour surmonter son tempérament maladif.

Car son règne fut particulièrement difficile et ne lui offrit guère la sérénité. Il dû abandonner une partie du territoire Vietnamien aux français, les six provinces de Nam Bô dont sa mère était originaire, et cette lourde charge et responsabilité ne cessa de le hanter et le plongea dans une profonde et douloureuse tristesse.  Sa mère, pour remonter le moral de son fils, promis même de récompenser celui qui réussirait à le faire rire. Mais hormis quelques réussites aussi furtives que fugitives, l’empereur Tu Duc resta prostré dans sa tristesse.

De plus, Tu Duc, fils cadet de l’empereur Thiêu Tri, n’aurait jamais dû régner. En effet, c’est seulement parce que son père décida de changer son testament royal à la dernière minute, en le désignant comme le successeur à la place de son frère héritier Hong Bào qui vivait dans la débauche, que Tu Duc se retrouva à la tête de son pays.

Le conservatisme sévère de l’empereur Tu Duc, est considéré comme ayant causé la perte de l’indépendance du Vietnam et en partie, du patrimoine national qui fut rigoureusement amputé. Mais en réalité, son père Thiêu Tri et son grand-père Minh Mang, depuis longtemps persécutaient déjà les catholiques et les missionnaires étrangers. La machine de la colonisation française était donc depuis déjà longtemps en marche.

Je m’apitoie douloureusement sur mon sort
« Etre roi » ne mérite pas assez la gloire
Les colonialistes ont confisqué la terre pour y rester.
Làm vua chẳng có quang vinh chút gì
Thực dân chiếm đất ở lì
Trẩm đây buồn tủi, sử thì kết oan

Tu Duc.

Comment partir en direct au Vietnam? Consultez le site de On’BeaVoyage:  http://www.onbea-voyage.com

Publicités

VILLE : HO CHI MINH VILLE

saigon-ho-chi-minh-city-1234321

Ho Chi Minh Ville est la ville économique du Vietnam . Ouverte sur l’occident, c’est la ville la plus grande, la plus peuplée, la plus clinquante et la plus moderne du Vietnam ! Frondeuse, frénétique, entreprenante, elle ne cesse de s’accroître et de révéler au monde sa réussite insolente et sa jeunesse fougueuse insatiable remplie d’espoir.

A l’origine, Ho Chi Minh Ville était un petit port de pêche  Khmer (nommé Prey Kor), puis elle devint une ville de peuplement Vietnamien et Chinois sous le règne de la cour impériale des Nguyêns. Plus tard, la ville devenue la capitale de la Cochinchine (connue sous le nom de Saigon), pris à partir de 1887 à 1901, les couleurs de l’Indochine française. C’est seulement à la fin de la guerre d’Indochine (à partir de 1954 avec les accords de Genève) que la ville devint la capitale de la république du Vietnam. A partir de cette période, il faudra attendre la triste guerre (en 1945) et la victoire du nord communiste (le 30 Avril 1975) menée par les troupes de Ho Chi Minh contre le commandement américain siégeant dans le sud tropical, pour qu’enfin la cité acquière son nom final  (en hommage à son héro disparu 5 années plus tôt).

Il reste peu de traces architecturales de la présence des colons français dans la ville, excepté quelques grands monuments dont la fameuse cathédrale en briques rouges, la poste centrale (dont on doit la conception de la charpente métallique à Gustave Eiffel), et  le théâtre (dont l’architecture fût inspirée par le Petit Palais de Paris).

Quand on pense à Ho Chi Minh, on pense également au quartier typique de Cholon (le quartier chinois) qui plonge le voyageur dans la vieille histoire de Saigon, avec notamment son grand marché de gros « Binh Tây » dans lequel il est conseillé de se perdre pour s’imprégner de l’ambiance unique et très animée de la vie des commerçants Chinois.

A l’opposé, pour trouver un peu de calme, rien ne vaut les pagodes et les lieux de cultes religieux aux odeurs d’encens, de tek et de laque noire. Les Vietnamiens aiment s’y rendre pour se ressourcer et pour méditer.

Enfin, pour celui qui souhaite fuir la chaleur de la ville, les musées vous invitent à profiter de leur clim !  Comme le musée de l’histoire du Vietnam qui abrite 1700 objets patrimoniaux. Pour les personnes qui ont qu’en à elles le coeur accroché, un tour au musée de la guerre permet de découvrir des vestiges et des témoignages poignants ! Pour les autres, une séance de photos devant la magnifique mairie de la ville ou devant le splendide palais de la réunification est une belle alternative.

Pendant votre séjour à Ho Chi Minh, vous vivrez au son des milliers de cyclomoteurs, des voitures et des bus qui circulent partout comme des fourmis dans la ville. Il faut en fait attendre le soir pour retrouver un peu plus de calme ; ce moment où les Vietnamiens, après leur journée de travail, se rendent dans les rues de la cité pour se détendre sur une terrasse, autour d’un verre ou dans les restaurants locaux ou mondains. D’autres préfèrent s’attarder sur les places publiques pour profiter de la relative fraîcheur du soir qui recouvre avec légèreté, le coeur bouillant et trépidant de la cité. Pour les plus nocturnes, il existe dans de nombreux quartiers de la ville, des bars et des discothèques très branchés où la nuit promet des rencontres inoubliables !

Concernant les plus romantiques, Ho Chi Minh étant situé au cœur même du confluent de la Rivière de Saigon et du Canal Kinh, un dîner croisière sur l’eau s’impose  ! Dés lors, c’est à bord d’une magnifique jonque que vous naviguerez sur la rivière de Saigon tout en dégustant un repas raffiné et fantastique dans une ambiance « by night » pleine de charme ! Avec comme décor ces immenses bateaux de marchandises amarrés sur les rives, avec ces lumières perçant la nuit, c’est emprunt d’un doux sentiment de nostalgie que vous vous évaderez dans un rêve oriental ambré, scintillant et enchanté !

Enfin, Ho Chi Minh Ville, porte du Delta du Mékong,  vous invite à vous rendre dans le grand sud pour découvrir la nature tropicale et sa vie locale,  et compléter ainsi, votre magnifique et formidable séjour au Vietnam !

Comment partir en direct au Vietnam? Consultez le site de On’BeaVoyage:  http://www.onbea-voyage.com

LIVRE : ENFER ROUGE MON AMOUR

Capture pochette livre enfer rouge mon amour

« Enfer rouge mon amour » est l’histoire vraie et poignante de Lucien Trong, un Vietnamien envoyé dans les camps de rééducation après le départ des troupes américaines dans le sud du Vietnam en 1975 ; quand Saigon devint Ho Chi Minh Ville.

A travers son récit, nous comprenons mieux cette période tragique que le Vietnam a traversé, et comprenons mieux aussi que le peuple Vietnamien puisse avoir envie de pardonner, en revanche, qu’il ne puisse pas oublier.

Lucien Trong a publié son livre en 1980 et a décidé de le mettre en accès libre pour le grand public sur son site internet afin que ces drames puissent un jour être reconnus. Cliquez sur ce lien pour télécharger gratuitement le livre « Enfer rouge mon amour »:  http://enferrougemonamour.free.fr/Enfer%20rouge%20mon%20amour.pdf

Lucien Trong témoigne des camps de travaux forcés où il aura été emprisonné pendant 3 ans et demi. Il raconte aussi les boats people, le courage de ce peuple Vietnamien et l’amour qu’il portait à son ami rencontré dans l’horreur des camps et qu’il devra laisser au Vietnam lorsqu’il décidera de se réfugier en France où il réside encore actuellement.

Un récit bouleversant à lire et à partager absolument !

Comment partir au Vietnam? Consultez le site de On’BeaVoyage : http://www.onbea-voyage.com

Particularité: les câbles électriques

IMG_5000

Une chose qui frappe l’étranger qui se rend pour la première fois dans une grande ville au Vietnam, est le bazar de câbles électriques qui longe les rues. Telle une toile d’araignée, les longs fils tombent lourdement de poteaux en poteaux, grimpent sur les façades des maisons, traversent les petits commerces et viennent parfois s’échouer en plein milieu d’une rue.

Lignes électriques, téléphoniques, câbles internet…. de gros spaghettis noirs entremêlés qui zèbrent les murs et  le ciel et dont les vietnamiens se sont depuis longtemps accommodés.

Parfois, un particulier ou un agent grimpe sur une échelle en bambou pour réparer une quelconque panne ou démêler les câbles. Un autre n’hésite pas à grimper pour s’accaparer une ligne afin d’alimenter en énergie son petit commerce de soupe, de clés… installé sur le trottoir d’un quartier animé. Il va sans dire que ceci est illégal.

Pour remédier à ce problème, la compagnie générale d’électricité de ville de Ho Chi Minh a lancé un projet d’enfouissement sous terre de toutes les lignes électriques et téléphoniques. Ces travaux devraient être achevés en 2020.

Pour ce qui est du centre ville de Hanoï,  les rues sont trop étroites pour que l’on puisse enterrer les câbles électriques et les sols sont déjà pleins.

Comment partir au Vietnam? Consultez le site de On’BeaVoyage:  http://www.onbea-voyage.com