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FÊTE ET FESTIVALS : LA FÊTE DE LA MI-AUTOMNE

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La Fête de la Mi-Automne, Tet Trung thu en vietnamien, est la 2ème plus grande fête du Vietnam après celle du Têt. C’est la fête des enfants, mais les adultes participent également aux festivités. Cette fête symbolise l’unité de la famille et le rassemblement.

On choisie le 15ème jour du huitième mois du calendrier lunaire, qui correspond soit à la fin du mois de septembre, soit au mois d’octobre, là où la pleine lune est la plus ronde et la plus lumineuse de l’année. D’où le nom que l’on donne également à cette grande fête : « La fête de la pleine lune ou le festival de la récolte de la Lune».

A cette occasion, les villes du Vietnam s’habillent de lampions colorés, les échoppes se remplissent de masques en forme d’animaux, d’étoiles, de jouets en papier en forme de tête de licorne, de bateaux, de paniers, d’oiseaux, de mandarins… Et des jouets plus modernes comme des voitures, robots, avions qui illuminent les yeux des enfants ! La cité revêt ainsi  ses plus beaux habits de couleurs et de lumières pour célébrer dans  une ambiance familiale et très joyeuse, la grande fête annuelle des bambins vietnamiens ! 

Pour la petite histoire, avant que la Fête de la Mi-Automne ne devienne la fête des enfants au Vietnam, c’était une fête qui célébrait les récoltes des paysans. En fait, dans les campagnes on avait un rituel : pour savoir si la moisson sera bonne ou pas, chaque année les paysans observaient la pleine lune. Aussi, quand elle était de couleur verte, cela présageait une récolte très mauvaise et donc que le peuple des campagnes souffrirait de la famine. A contrario, si la lune était brillante, cela voulait dire qu’il allait y avoir une excellente récolte !

Pendant la Fête de la Mi-Automne, les enfants vietnamiens déguisés avec de magnifiques masques colorés, chantent dans les rues ou les maisons pour porter chance et prospérité. Puis ils défilent en tenant dans leurs mains des lanternes « Den Keo Quan » (lanterne aux ombres) ou des lanternes « Den Ong Sao » (des lanternes en forme d’étoile), avant de se lancer dans « la danse de la licorne » au rythme des tambourins.

Mais la fête ne serait rien sans les gâteaux de lune ! En effet, la tradition veut que l’on offre pendant toutes les festivités, à la famille, à tous ses proches et à tous ses amis, des gâteaux de lune de forme ronde, symbole d’union : des gateaux Banh Deo (pain de riz gluant farcis en forme de disque lunaire) et des gâteaux Banh Nuong (gâteaux cuits au four farcis de divers ingrédients). Souvent on trouve au cœur de ces deux gâteaux, de la courge confite, des graines de lotus ou de la noix de cajou, des haricots mungo, des œufs salés, du poulet, etc. Pour ce qui est des enfants, la coutume veut elle, qu’on leur offre des cadeaux, plein de cadeaux, encore et encore des cadeaux ! Dans la soirée, c’est lorsque tout le monde est réuni, que l’on fait alors le tour du « Mam co trung thu » (table des victuailles) et que l’on déguste enfin les fameux gâteaux de lune tout en savourant un délicieux thé vert !

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Dans les grandes villes, la Fête de la Mi-Automne est l’occasion de grandes foires aux jouets. Se tiennent aussi sur toutes les places et les trottoirs des cités, des spectacles de rue et de nombreux stands d’animations pour les enfants. Les familles, accompagnées de leurs bambins, s’immergent alors dans cette ambiance très joyeuse et chaleureuse, achètent des cadeaux pour leurs petits, mais également des friandises et profitent ainsi, jusqu’à tard dans la soirée, de la deuxième plus grande et plus belle fête du Vietnam !

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CULTUREL : LE TEMPLE DE LA LITTERATURE

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Le magnifique temple de la littérature ou le temple de Confucius de la capitale de Hanoï, fut la première université ou Académie impériale du Vietnam. Le temple est considéré comme un monument historique et culturel de la plus haute importante dans pays et un extraordinaire vestige impérial !

L’architecture du temple a puisée son inspiration dans celle du Temple de Confucius en Chine. Le monument mesure 350 m de long et fait 70 mètres de large. C’est le roi Ly Than Tông en 1075 (le troisième empereur de la dynastie Ly), qui fit construire le temple de la littérature au Vietnam

L’empereur Ly fit ériger cinq cours consécutives séparées chacune par des murs de briques. Chaque pas de porte est surélevé pour empêcher les mauvais esprits de rentrer. Une allée centrale, qui à l’époque était réservée aux seigneurs (les petites allées de côté étaient quant à elles, destinées aux domestiques, serviteurs et soldats), traverse toute la longueur du temple. Chaque cour est reliée par une triple porte, dont les murs symbolisent la progression sur la voie de la sagesse. Le chemin lui, représente l’évolution du savoir des érudits confucéens.

Sur une des pierres du temple, un texte demande aux visiteurs de descendre de leur cheval, ce qui place ainsi le pouvoir du savoir au dessus de celui du pouvoir royal du Vietnam. Le roi lui-même devait respecter strictement cette consigne.

Sous la dynastie Trân (de 12245 à 1400), le temple de la littérature a subit des changements à plusieurs reprises. En 1920 et en 1947 il a été entièrement restauré. Endommagé pendant la guerre d’Indochine, il fut restauré en 1956. Les derniers travaux datent de 2000.

Au commencement, le temple de la littérature, connu pendant longtemps sous le nom de Collège impérial, n’était accessible qu’aux princes impériaux, à la royauté du pays et aux nobles. A partir de la seconde année de son existence, le temple commença à accueillir les fils de mandarins sélectionnés par le roi lui-même. Il faudra attendre le 15ème siècle, pour voir le temple de la littérature s’ouvrir aux étudiants provinciaux désargentés, qui après avoir réussit l’examen d’entrée, pouvait y étudier.

Le temple est un lieu de lettres prestigieux où l’enseignement, axé sur le travail et le mérite, permettait d’accéder à une très belle ascension sociale. En effet, après l’obtention du diplôme royal, les plupart des étudiants vietnamiens, étaient destinés à devenir des mandarins dont l’érudition était autant enviée, glorifiée que respectée. Dés lors, les portes des cours des palais s’ouvraient à eux et à toutes administrations en province où leur était réservé des postes élevés. Pour ce qui concerne les étudiants qui échouaient à leurs examens, ils étaient souvent envoyés dans l’éducation scolaire pour tenir les fonctions de maîtres.

Les cours étaient composés de programmes qui enseignaient la morale confucéenne, 4 livres servaient de support  (La Grande étude, le Juste Milieu, les Entretiens et les ouvrages de Mencius) ainsi que les cinq livres canoniques (Les Odes, les Annales, Le Livre des Mutations, le Livre des rites et les Annales des printemps et automnes).

Le  temple de la littérature a véritablement connu son apogée sous le règne de Le Thanh Tong (1460-1497). De cette période faste est née des salles de conférences modernes, une magnifique bibliothèque, des pensionnats… Et c’est ainsi que le collège gagna sa réputation de grande école administrative et de lettres pour savants vietnamiens !

C’est à cette même époque (en 1442), qu’est née l’idée d’édifier des stèles en l’honneur de tous les étudiants diplômés. C’est ainsi que sur 82 promotions entre 1442 et 1779, 117 stèles ont été érigées. Posées sur une base en pierre en forme de tortue pour symboliser la longévité et l’union entre le ciel et la terre, une par une, les stèles racontent l’histoire de l’examen, indique le nom de l’étudiant et sous quel souverain il a été promut mandarin. L’ensemble des stèles est inscrit à la liste du patrimoine mondial de l’Unesco.

Une coutume bien connue au Vietnam, veut que les jeunes étudiants viennent prier et déposer des offrandes devant les stèles, particulièrement en période d’examen, car cela porterait chance. On dit également que le fait de frotter la tête de la tortue (3 fois), apporterait le succès dans les études, c’est la raison pour laquelle, de nombreux parents y emmènent leurs enfants.

Concernant le déroulement des études, elles étaient fractionnées en plusieurs périodes et étapes, et les examens possédaient plusieurs degrés. Le tout premier examen, qui était un examen régional ayant lieu tous les trois ans, s’appelait Thi Huong. Celles et ceux qui le réussissait, pouvaient dès lors s’inscrire à l’examen du Thi Hoi dont l’épreuve consistait à rédiger un texte sur le sujet des affaires de l’Etat en se mettant dans la peau du roi lui-même. Les étudiants devaient ensuite répondre à une série de questions concernant les moyens de résoudre les problèmes du Vietnam. Pour ce faire, ces derniers devaient puiser dans leurs connaissances classiques et historiques des dynasties antérieures. Si le candidat réussissait l’examen, « le docteur », il pouvait alors accéder à l’épreuve de l’examen du Palais, le Thi Dinh. Particularité de cet examen, c’est le roi lui-même qui interrogeait les candidats en leurs posant des questions et en leur lisant ensuite lui-même les réponses. Puis, le roi classait les copies en trois groupes, choisissait le meilleur de chaque groupe à qui il attribuait des distinctions spéciales et honorables à l’issu de quoi, l’étudiant ainsi félicité et récompensé de ses efforts et de son savoir, devenait mandarin.

En plus de leurs diplômes, on remettait à chacun des étudiants couronnés de succès, une robe, un chapeau et un cheval. Puis, en leurs honneurs, un superbe banquet était organisé à Hanoï. S’en suivait une procession dans leurs villages d’origine où les habitants se réunissaient pour les accueillir  triomphalement. A leur tour, pour les remercier, les jeunes diplômés offraient une grande fête aux villageois. Enfin, après avoir fêté dignement et en grandes pompes leurs réussites, les diplômés retournaient à Hanoï pour y prendre leurs toutes nouvelles fonctions d’Etat.

L’âge moyen des lauréats variait entre 16 et 61 ans. Ils étaient tous considérés comme étant des personnages brillants et devenaient en conséquence, après l’obtention de leurs diplômes, des personnes influentes ou importantes dans la société vietnamienne (bureaucrates, philosophes, hommes politiques, ministres, poètes, etc.).

A partir du 19ème siècle, le prestigieux collège fut transféré à Hué. Depuis, le sublime temple de la littérature est destiné à la commémoration de Confucius et de ses disciples. Il accueille également la journée nationale de la poésie et tient une exposition permanente de bonsaïs.

On retrouve un des monuments du temple de la littérature sur le billet de 100 000 dongs : le lac de la clarté céleste.

Le temple de la littérature est un incontournable culturel au Vietnam ! C’est un lieu prestigieux qui se distingue  par sa philosophie, celle de Confucius dans un pays reconnu plutôt bouddhiste, et qui montre une perspective importante du pays, celle du savoir, de l’érudition et du raffinement de l’esprit.

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CULTUREL : LE TOMBEAU DE TU DUC

Tu Duc Tomb, Hue, Vietnam

Le tombeau de l’empereur Tu Duc, situé à 8 km de la ville impériale de Hué, au cœur d’une immense forêt de pins, est considéré comme étant le tombeau le plus remarquable et le plus grand de tout le Vietnam !

Tu Duc était le quatrième empereur de la dynastie des N’guyens. Il régna pendant 35 années (de 1847 à 1883), ce qui est le plus long règne du Vietnam. Sa disparition annonça la fin de l’indépendance du pays.

L’empereur marqua profondément l’histoire par son opposition ferme au colonialisme. Il expulsa les étrangers du Vietnam, isola rigoureusement le pays de tous contacts, commerces extérieurs, et contraria toute la modernité mise en place dans le pays en privilégiant les traditions de ses prédécesseurs. Il persécuta également la communauté Chrétienne, et en 1858, fit exécuter des missionnaires. En réponse, l’Europe organisa une expédition répressive franco-espagnole qui déboucha en 1859 sur l’occupation des français à Saigon. Suite à quoi, en 1962, Tu Duc fut forcé de capituler et dû signer la cession du Sud-Vietnam ; céder en 1er lieu les provinces orientales de la Cochinchine qui devinrent en 1867, la Cochinchine occidentale. Il fut également contraint d’ouvrir Hanoi, Haiphong, Qui-nhon et le fleuve rouge au commerce international, ce qui eu comme effet de provoquer la révolte des lettrés et des mandarins contre la cour de Hué. Mais plus rien ne pouvait arrêter la course des colonialistes  français qui en 1882, finirent par occuper Hanoï.

Malgré cette réorganisation politique et la pression de son peuple, l’empereur Tu Duc vivra les derniers mois de son existence paisiblement au sein de son luxueux palais, entouré par 300 personnes et servit par son personnel. C’est seulement à sa mort que le palais sera transformé en Mausolée Impérial. Mais Tu Duc, ainsi que son trésor, ne seront pas enterrés sur place. L’endroit où ses restes reposent avec ses richesses, reste en fait, jusqu’à aujourd’hui encore, un mystère. L’endroit serait resté secret afin d’éviter les pillages, et c’est la raison pour laquelle aussi, on dit qu’on aurait décapité les 200 serviteurs qui étaient chargés de ses funérailles, ou bien encore, qu’il fut enterré par des paysans sourds et muets à qui on interdit définitivement de revenir à Hué.

La construction du tombeau de Tu Duc débuta en 1864 et s’acheva en 1867. C’est l’empereur lui-même qui dessina son mausolée, sa future résidence de campagne. Sur un territoire d’environ 12 hectares, il fit ériger 50 constructions architecturales réparties sur des niveaux aménagés en terrasse, un lac artificiel, un îlot et de vastes jardins. Chaque construction porte le nom de Khiem.

Cours d’honneurs, tombeaux, temples, chemins dallés, pavillons, théâtre, étang en demi-lune, lac, lotus, verdure… le site est un lieu enchanteur, paisible qui témoigne de la richesse et de la beauté de la culture impériale des N’guyens. Flotte dans les allées, le doux parfum des frangipaniers, mais également l’âme poétique de l’empereur Tu Duc. Car si malgré ses 104 concubines, l’empereur ne donna aucune descendance, il fut en revanche très productif en termes de poèmes, puisqu’il en composa ici même, plus de 1500 ! Il fut ainsi considéré comme l’un des plus grands poètes de son époque. Il aimait les poèmes et les vers qu’il utilisait notamment pour exprimer ses fautes et ses regrets. Ou bien encore, pour surmonter son tempérament maladif.

Car son règne fut particulièrement difficile et ne lui offrit guère la sérénité. Il dû abandonner une partie du territoire Vietnamien aux français, les six provinces de Nam Bô dont sa mère était originaire, et cette lourde charge et responsabilité ne cessa de le hanter et le plongea dans une profonde et douloureuse tristesse.  Sa mère, pour remonter le moral de son fils, promis même de récompenser celui qui réussirait à le faire rire. Mais hormis quelques réussites aussi furtives que fugitives, l’empereur Tu Duc resta prostré dans sa tristesse.

De plus, Tu Duc, fils cadet de l’empereur Thiêu Tri, n’aurait jamais dû régner. En effet, c’est seulement parce que son père décida de changer son testament royal à la dernière minute, en le désignant comme le successeur à la place de son frère héritier Hong Bào qui vivait dans la débauche, que Tu Duc se retrouva à la tête de son pays.

Le conservatisme sévère de l’empereur Tu Duc, est considéré comme ayant causé la perte de l’indépendance du Vietnam et en partie, du patrimoine national qui fut rigoureusement amputé. Mais en réalité, son père Thiêu Tri et son grand-père Minh Mang, depuis longtemps persécutaient déjà les catholiques et les missionnaires étrangers. La machine de la colonisation française était donc depuis déjà longtemps en marche.

Je m’apitoie douloureusement sur mon sort
« Etre roi » ne mérite pas assez la gloire
Les colonialistes ont confisqué la terre pour y rester.
Làm vua chẳng có quang vinh chút gì
Thực dân chiếm đất ở lì
Trẩm đây buồn tủi, sử thì kết oan

Tu Duc.

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VILLE : HANOÏ

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Hanoï, l’ancienne capitale de l’Indochine française, est le cœur du Vietnam. Elle est fortement enracinée aux terres du nord et diffuse une aura puissante par sa considérable histoire. Elle se distingue avec subtilité par ses traditions millénaires, sa culture ancestrale, ses croyances philosophiques et religieuses aussi douces qu’immémoriales.

Hanoï est la ville de la paix, la plus attachante, la plus authentique et la plus attractive du Vietnam. Elle compte parmi les villes les plus prestigieuses du monde asiatique. Sa population dense s’étire sur les rives majestueuses du delta du fleuve rouge, borde les nombreux lacs urbains comme celui de l’épée restitué et jumelle son âme entre la tradition et la modernité, la mémoire et l’espoir.

Les temples mythiques et les pagodes de la ville du « fleuve de l’au-delà du fleuve », invitent à la méditation. Quand le quartier historique des 36 rues et corporations, lui, appelle à la vie trépidante, bouillonnante et impatiente. Rythme pétulant mené notamment pour tous ces artisans et commerçants d’excellence, exerçants leurs métiers d’ascendance aux pieds des milles portes des trottoirs antiques et prospères du vieux quartier de Hanoï.

Quel plaisir de déambuler dans ces ruelles à l’architecture anarchique, avec ses  façades peintes aux ocres de poussières anciennes et veinées aux larmes fines de la pluie de la mousson Vietnamienne. Quel enchantement de se faufiler entre les petits tabourets enfantins colorés des marchands et restaurateurs posés de-ci, de-là, de manière désordonnée aux bords des chaussées. Quel délice de sentir ces flammes odorantes aux senteurs de bouquet de coriandre venir vous lécher le bout du nez et vous faire saliver.

N’oublions pas non plus de citer, en parlant de Hanoï,  ces milliers de scooters qui évoluent dans les galeries de la ville, tels des fourmis creusant leurs labyrinthes avec un sens de l’orientation improbable et kafkaïen qui laisse totalement dubitatif les européens. En fait, un joyeux bordel  organisé à la manière Vietnamienne mais dont le charme est incontestable tant l’aisance et la nonchalance sont chez eux remarquables.

Et puis, il y a tous ces fils électriques qui traversent sous forme de grandes lignes convexes et lourdes les rues et zèbrent le ciel. Les poteaux qui les soutiennent, quant à eux, chargés du poids de ces longueurs câblées, se muent en sols pleureurs modernes qui rendent, aussi spectaculaire et déroutante, cette ville « extra ordinaire » à l’atmosphère enchanteresse.

Aussi, si dans chaque scène de vie de Hanoï, c’est une aventure singulière qui se raconte, la ville reflète également et sans conteste, l’âme puissante de l’histoire et de la culture Vietnamienne. Il vous suffit de croiser ces femmes aux silhouettes flottantes, apprêtées élégamment dans leur Ao daï (Robe longue), pour voir se dessiner  les lignes majestueuses, courtoises  et précieuses de l’histoire impériale du Vietnam.

On retrouve d’autre part, de nombreux souvenirs de la présence française liée à la colonisation Indochinoise. L’architecture du « Grand Opéra d’Hanoï » qui fut bâtit en 1911 sur le modèle de « l’Opéra Garnier de Paris« , en est un très bon exemple. Le passage des colons français ont également marqué et enrichit la linguistique du pays. Ainsi, on retrouve aujourd’hui  dans le vocabulaire Vietnamien, plusieurs mots dérivés du français comme : Sô cö la (chocolat), Cà rôt (carotte), Cà vat (cravate), Ô tô (auto), Xu xich (saucisse), Bich quy (biscuit), etc. 

Les Vietnamiens restent  très attachés à la culture française. Il n’est donc pas surprenant de voir des anciens vous aborder pour échanger, avec beaucoup de nostalgie  et de fierté, quelques phrases de la langue de Molière. Il faut prendre le temps de les écouter, car c’est avec beaucoup de sagesse que ces personnes souvent érudies, vous conteront la présence française dans leur pays.

Enfin, Hanoï  c’est le culte de Ho Chi Minh.  En effet, l‘oncle Hô, appelé aussi Nguyễn Tất Thành « grandes espérances », puis Nguyễn Ái Quốc « le patriote » a  fortement marqué l’histoire du Vietnam.  Cest pourquoi il continue toujours de vivre dans les mémoires des Vietnamiens et d’être vénéré. C’est bien à Hanoï que l’on trouve son mausolée où son corps embaumé repose toujours. Il est encore aujourd’hui très visité autant par les locaux que par les étrangers.

En conclusion, Hanoï possède en son sein, de puissantes richesses culturelles et historiques et une éminence d’humanité, de dignité aussi profonde, attachante que sincère. C’est la raison pour laquelle, pour découvrir et comprendre le Vietnam, il est indispensable de découvrir et de s’immerger dans la capitale Vietnamienne.

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VILLE: SAPA

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Sapa est une ville de l’extrême nord du Vietnam située à 1500 mètres d’altitude et distante de Hanoï d’environ 350 km.

Sapa s’est fait connaître au XXème par les autorités coloniales françaises qui décidèrent d’y implanter une mission catholique ainsi qu’un poste militaire. Puis, en 1910, la ville de Sapa devînt une station d’altitude qui fut fréquentée par les colons pendant une cinquantaine d’années.

A l’arrivée des Français de Hanoï dans la région, plusieurs villas furent construites ainsi que des postes de fonction. Ce sont les montagnards, notamment  les ethnies locales, qui furent chargés des travaux  de construction de ces villas coloniales. Parallèlement, dans la périphérie de Sapa, des quartiers Chinois furent créés.

On décida également de mettre en place un marché. Dès son installation, il fut aussitôt fréquenté par les locaux qui s’y rendaient généralement le week-end pour échanger les produits forestiers et fauniques de la région contre des ustensiles de cuisine, du fer, du sel, des médicaments, etc. Le marché Vietnamien évolua en s’adaptant aux besoins des hôtels, des saisonniers, des commerçants et des agriculteurs qui ne cessaient de s’agrandirent.

Après le départ des colons en 1950, le marché ne fut plus fréquenté que par les montagnards de la région qui durent s’adapter aux changements politiques et économiques du gouvernement socialiste Vietnamien. Aussi, en 1986, le « Doi Moi« , la rénovation économique du Vietnam, fut appliquée. A partir de ce moment là, il était formellement interdit de couper le bois des forets, de faire commerce des richesses forestières et fauniques et de cultiver l’opium. Ce qui eut comme conséquences d’affaiblir les activités rentables de la population locale. C’est la demande touristique en 1993  qui vint sauver la région car celle-ci offrait un fort potentiel, notamment commercial et économique.

Mais depuis l’indépendance du pays en 1954, ce sont les Kinh (ethnie majoritaire du Vietnam) en nombre minoritaire dans la région Sapa (14%), qui contrôlent le comité populaire du district. Laissant ainsi peu de pouvoir à la population montagnarde et aux minorités qui sont pour la plupart analphabètes et ne parlent pas Vietnamien. Dés lors, le rôle réservé à ces locaux se résument souvent à une attraction colorée pour les touristes. Ceci étant dit, le gouvernement Vietnamien à mis en place plusieurs programmes pour former ces minorités à des métiers, comme celui de la couture, afin de mieux  intégrer ces ethnies dans l’économie du pays.

Aujourd’hui, en tous les cas, cette magnifique région montagneuse est un point incontournable pour les touristes en quête de dépaysement. Les montagnes et la nature du nord-ouest du Vietnam sont également idéales pour les randonneurs.

Vous allez à la rencontre de ce peuple montagnard et les ethnies colorées dont le travail est dédié aux formidables rizières en terrasse, dont les croyances et us et coutumes appartiennent à un autre âge et apportent au voyageur une autre vision du Vietnam.

Vous découvrez également  la cascade argentée qui est une chute d’eau de 200 mètres, des forêts de bambous, un magnifique lac, des sentiers escarpés sauvages qui traversent les villages de la vallée, des ponts suspendus, des sculptures en pierre ou pétroglyphes de pierres ancestrales, des grottes, des marchés ethniques, une cathédrale…… et le point culminant du Vietnam: le mont Fansipan qui culmine à 3143 mètres d’altitude.

Une région du Vietnam à ne surtout pas manquer !

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ARTISANAT: LES BATEAUX-PANIERS

Da Nang

On trouve ces drôles de bateaux ronds tout du long de la côte Vietnamienne, comme à Danang dans le centre du pays. Ces embarcations bateaux-paniers sont utilisées par les marins du Vietnam pour la pêche côtière, notamment pour poser et relever des filets. Mais les bateaux-paniers sont aussi consacrés au transport des matériaux ou marchandises et servent d’autre part, d’annexes aux bateaux de grands tonnages.

Le matériau de base qui compose les bateaux-paniers au Vietnam, est le bambou. On coupe de longues lattes de bambou (6 à 7 mètres de long, 10 cm de diamètre), en général pendant la période sèche pour que le bois ne soit pas atteint par les termites. Il faut entre 10 et 50 bambous pour confectionner un bateau-panier Vietnamien.

Après le découpage, on laisse tranquillement les chaumes sécher pendant trois ou quatre jours avant de les stocker pendant une durée maximale de 3 mois. Plus tard, on travaillera les lattes de bois à l’état vert car si elles sont trop sèches, elles risquent de se briser et seront alors  inexploitables.

Pour ce qui est  de la réalisation de la toile qui composera la coque du bateau, on pose à plat sur le sol les différentes lattes de bambou préalablement découpées et séchées et on les tresse entre elles. Pour construire cette natte à deux personnes, il faut compter une journée de travail.

Ensuite, on confectionne un cerceau qui encerclera et tiendra la natte. Cette ceinture, composée d’éclisse de bambou plus rigides, est assouplie, travaillée jusqu’à devenir un cercle d’environ 2 mètres de diamètres.  Pour réaliser parfaitement le cercle, on enfonce une douzaine de piquets dans le sol qui forment un rond sur lesquels on vient accrocher, à l’aide de fils de bambou, cette ceinture extérieure du bateau-panier. Le cercle de base construit, on y emboîte ensuite trois autres cercles.

L’étape suivante consiste à fixer sous ce cerclage,  6 bambous d’une soixantaine de centimètres de hauteur, tels des pieds qui vont relever le squelette de l’embarcation. Sur cette armature, on dépose alors la natte de bambou tressé et on l’a  badigeonne avec une résine rouge (Shorea) pour la rendre  imperméable.

Ensuite, pour que cette toile prenne la forme de la coque , l’artisan Vietnamien va monter sur la natte qui est posée sur ces 6 pieds et va utiliser tout son poids pour enfoncer cette dernière au centre du cerclage. La natte qui présente plusieurs plis, sera lissée  grâce à des techniques de martelage et attachée  solidement au cerceau à l’aide de fils de bambous . Enfin, on applique une autre couche de résine, cette fois-ci sur la partie interne du cerclage.

Le bateau-panier Vietnamien qui a pris sa forme finale, est dès lors transporté à l’abri dans un atelier. On pose alors l’embarcation sur des tiges de bambou pour bien la caler à l’horizontal et on commence les ligatures au fil de nylon du cerclage et de la toile. Ensuite, à l’aide de fortes presses en acier et d’un ciseau à bois, on ôte les fragments de nattes qui dépassent, ainsi que les bouts de fils de nylon trop longs.

Ces étapes terminées, on s’attaque à présent au calfatage de l’embarcation. Pour ce travail, on utilise de la bouse de vache que l’on applique sur l’embarcation afin d’obstruer tous les trous situés entre les éclisses. La bouse semi-liquide est placée dans un filet roulé en boule, puis elle est étalée à la main sur toute la surface de la coque. Pour une petite embarcation, 20 kg de bouse sont nécessaires. Pour une embarcation plus importante, il faut compter 50 kgs de bouse. Cette étape finie, on laisse l’embarcation sécher complètement pendant plusieurs jours.

Enfin, pour finir le calfatage, on applique sur toute la surface du bateau-panier une nouvelle résine, l’aléo-résine. L’aléo-résine semi-liquide est placée dans un morceau de coque de noix de coco  fixée au bout d’une perche, puis  versée sur les parois à l’intérieur de la coque.  Il est nécessaire d’appliquer trois couches et il faut attendre 3 jours  entre chaque couche pour le séchage. Après avoir appliqué la résine à l’intérieur de l’embarcation, on l’applique ensuite à l’extérieur.

Le bateau terminé, il doit-être entretenu par son propriétaire. En moyenne,  tous les deux ans pour l’intérieur de la coque et tous les 3 mois pour l’extérieur. Le bateau-panier au Vietnam, a une moyenne de vie de 6 années.

Partez au Vietnam pour découvrir le formidable savoir-faire de ces artisans Vietnamiens: http://www.onbea-voyage.com

ACTUALITE : LA POMME FRANCAISE DE RETOUR AU VIETNAM !

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Depuis 2012, la pomme française ne pouvait plus passer la frontière Vietnamienne pour des raisons administratives liées à de nouvelles législations phytosanitaires promulguées par l’OMC (Organisation Mondiale du Commerce).

Mais bonne nouvelle, à partir du 15 Août 2015, les pommes françaises pourront de nouveau s’exporter au Vietnam. En effet, le ministère Vietnamien de l’Agriculture et du Développement Rural situé à Hanoï, a décidé de lever l’embargo.

Avant l’embargo, sur 700 000 tonnes de pommes exportées dans le monde, seulement 600 tonnes était expédiées au Vietnam chaque année. Cependant, le chiffre pourrait considérablement évoluer car les Vietnamiens sont très friands des pommes françaises et parce que la France à une excellente réputation sur le plan sanitaire, notamment concernant la traçabilité.

Les producteurs français ont donc la pêche et les Vietnamiens sont aux pommes !

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LIVRE : ENFER ROUGE MON AMOUR

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« Enfer rouge mon amour » est l’histoire vraie et poignante de Lucien Trong, un Vietnamien envoyé dans les camps de rééducation après le départ des troupes américaines dans le sud du Vietnam en 1975 ; quand Saigon devint Ho Chi Minh Ville.

A travers son récit, nous comprenons mieux cette période tragique que le Vietnam a traversé, et comprenons mieux aussi que le peuple Vietnamien puisse avoir envie de pardonner, en revanche, qu’il ne puisse pas oublier.

Lucien Trong a publié son livre en 1980 et a décidé de le mettre en accès libre pour le grand public sur son site internet afin que ces drames puissent un jour être reconnus. Cliquez sur ce lien pour télécharger gratuitement le livre « Enfer rouge mon amour »:  http://enferrougemonamour.free.fr/Enfer%20rouge%20mon%20amour.pdf

Lucien Trong témoigne des camps de travaux forcés où il aura été emprisonné pendant 3 ans et demi. Il raconte aussi les boats people, le courage de ce peuple Vietnamien et l’amour qu’il portait à son ami rencontré dans l’horreur des camps et qu’il devra laisser au Vietnam lorsqu’il décidera de se réfugier en France où il réside encore actuellement.

Un récit bouleversant à lire et à partager absolument !

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SITE NATUREL : LA BAIE D’HALONG

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La Baie d’Halong, inscrite au patrimoine de l’humanité  depuis 1994, se situe dans le golfe du Tonkin à 165 km de Hanoï. La baie s’étend sur une superficie de 1553 km2. Elle compte près de 2000 îles et îlots rocheux en calcaire ou en schiste, vierges pour la plupart, dont certains offrent des criques, des cavernes et des grottes avec parfois des lacs intérieurs.

1600 vietnamiens vivent sur 200 îlots. Pour la plupart, ce sont des pêcheurs qui habitent dans de petites maisons flottantes. On les aperçoit circuler dans la baie sur des barques construites en bambou tressé et parfois, s’aventurer dans les grottes fermées par les hautes marées.

La plus connue des grottes de la Baie d’Halong au Vietnam, est « la grotte de la surprise » (Hag Sung Sot). Située sur l’île de Bon Hon, elle culmine à 25 mètres d’altitude et est composée de magnifiques stalagmites et de stalactites. On accède à la grotte grâce à un escalier caché sous une végétation luxuriante. Arrivée à l’entrée de la grotte, on circule sur un couloir qui traverses les 3 grandes salles éclairées par des lumières artificielles qui rendent le site féerique. Son plafond alvéolé haut de 30 mètres, couvre les galeries, les salles et les lacs naturels qui composent la grotte de la surprise. Un chef d’oeuvre naturel de formations remarquables.

En plus d’offrir un panorama spectaculaire, la Baie d’Halong au Vietnam, avec ses pains de sucres (formations karstiques)  qui immergent de l’eau émeraude, offrent une atmosphère mystérieuse et extraordinaire. Les allées et retours de la mer dans la baie ont sculptés les roches calcaires et offrent un paysage naturel, pittoresque et époustouflant.

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